La famille de la femme âgée décédée des suites de la COVID-19 implore la population de suivre les directives de la santé publique. « Nous voulons que son décès puisse aider à sauver des vies », écrit la petite-fille de Mariette Tremblay, 82 ans, sur Facebook.

Katia Gagnon Katia Gagnon
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Gabrielle Duchaine Gabrielle Duchaine
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Véronique Lauzon Véronique Lauzon
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« Notre grand-mère était une femme aimante et aimée de tous. Elle était mère de quatre filles, grand-mère de neuf petits-enfants et arrière-grand-mère de neuf, bientôt dix, arrière-petits-enfants. Elle était un visage connu et apprécié au sein de notre petite communauté, dans notre beau village de Lavaltrie. À 82 ans, elle avait une santé précaire et surtout des problèmes respiratoires. Cependant, elle impressionnait par sa lucidité, sa gentillesse, sa générosité, sa répartie. Elle était le pilier de cette belle et grande famille qu’est la mienne… en plus de nous avoir inculqué des valeurs qui nous uniront à jamais », a indiqué la famille dans une déclaration publiée sur Facebook par sa petite-fille, Bibiane Lavallée.

La femme a lancé un message poignant à l’endroit de tout le Québec. « Ma famille s’unit à moi pour implorer les Québécois, et le monde entier, à suivre les recommandations émises par les autorités, de faire preuve de civisme, de responsabilité sociale et de rester à la maison. Nous n’avons pas eu la chance de sauver Grand-mamie. Mais vous avez la chance de faire une différence maintenant qu’on sait ; maintenant qu’on connaît les dommages causés par cette pandémie. Il faut tout mettre en oeuvre pour éviter que les drames humains comme celui que nous vivons continuent à se multiplier. Nous voulons que le décès de ma grand-mère, première victime au Québec de la Covid-19 puisse aider à sauver des vies. »

Lorsque les mesures de prévention qui ont touché tout le Québec ont été mises en place, « il était déjà trop tard pour épargner ma grand-mère. Quand le diagnostic est tombé, elle était condamnée. » La femme âgée a vécu ses derniers jours totalement isolée de ses proches. « Cette femme de cœur qui a toujours été entourée de ses proches a vécu ses derniers jours isolée de nous tous et ça nous brise le cœur. Nous aurions voulu pouvoir lui tenir la main, la réconforter, lui parler doucement à l’oreille, mais nous n’en avons pas eu la chance. »

La famille demande également de pouvoir vivre son deuil dans l’intimité. « C’est une période extrêmement difficile à traverser pour nous tous, d’autant plus que nous ne pouvons le vivre ensemble, en famille. »

Ce premier décès lié à la COVID-19, confirmé mercredi, est survenu dans une résidence privée pour aînés de Lavaltrie qui héberge une centaine de personnes autonomes et semi-autonomes, dont la majorité ont entre 75 et 84 ans. Mercredi soir, deux ambulances étaient sur place et au moins une personne a quitté les lieux en civière, a constaté La Presse sur place.