(Calgary) Les adoptions d’animaux sont en suspens et les refuges à travers le pays se démènent pour joindre les deux bouts afin de prendre soin de leurs animaux pendant la pandémie de COVID-19.

Bill Graveland
La Presse canadienne

Les bureaux de la Humane Society à Calgary, Edmonton et Toronto sont fermés au grand public. Les bénévoles ont été renvoyés chez eux, et les chiens et chats déjà dans les refuges devront attendre avant d’avoir la chance de trouver un nouveau foyer.

« Nous ne voulons vraiment pas que des gens entrent dans le bâtiment puis en sortent, alors malheureusement, tous nos animaux […] restent ici », a déclaré Jessica Bohrson, directrice des communications de la Calgary Humane Society.

« Cela pourrait potentiellement durer des mois. Personne ne le sait en ce moment. »

Mme Bohrson a déclaré que le personnel veille à ce que les animaux du refuge soient nourris et soignés. Si la pandémie et ses restrictions durent trop longtemps, ils devront trouver une nouvelle façon de conclure des adoptions.

« Nous espérons que nous pourrons trouver quelque chose qui pourrait fonctionner pour que les animaux puissent se retrouver dans leur nouveau foyer. »

La Toronto Humane Society a de son côté mis au point une façon novatrice de continuer les adoptions.

« La Toronto Humane Society procédera à des adoptions selon le principe du premier arrivé, premier servi », a déclaré Hannah Sotropa, spécialiste des relations publiques.

« Nous allons mener des entretiens par téléphone et planifier des rendez-vous en personne au refuge dans le but de procéder aux adoptions. »

Mme Sotropa a déclaré que le personnel s’assure que les animaux obtiennent leurs « promenades et de l’amour » tous les jours.

« Nos animaux ne savent évidemment pas qu’il y a une pandémie, et ils ne comprennent pas non plus ce qu’est la distanciation sociale. »

La Toronto Humane Society continue de gérer une banque d’aliments pour animaux de compagnie.

« Pendant ces épreuves, nous ne pouvons pas oublier que ces estomacs doivent également être nourris et nous allons donc distribuer de la nourriture, à l’extérieur de notre immeuble, pour […] les personnes à faible revenu ou éprouvant des difficultés temporaires. »

La Edmonton Humane Society s’est tournée vers les familles d’accueil pour aider à réduire le nombre d’animaux au refuge. La PDG Liza Sunley a déclaré qu’il est important de s’assurer qu’il y a de la place pour de nouveaux animaux si nécessaire.

« Nous savons que la nécessité des services que nous offrons ne disparaît pas simplement parce que nous sommes dans ce genre de situation », a-t-elle souligné.

« Nous voulons nous assurer que nous n’atteignons pas le point de surcapacité. Nous voulons nous assurer que nous pouvons prendre soin des animaux que nous avons avec nous en ce moment. »

Aucun des refuges ne permet aux gens d’entrer et de laisser un animal de compagnie, mais les groupes sont tous disposés à accueillir des animaux abandonnés en cas d’urgence.