(Ottawa) Les Canadiens coincés sur un autre bateau de croisière, au port de Marseille celui-là, semblaient tard jeudi être en route vers un vol affrété par le gouvernement canadien pour les ramener au pays.

Lina Dib
La Presse canadienne

C’est ce qu’a indiqué une Canadienne, Martha Turner Bradbury, en fin de journée, sur la page Facebook d’un groupe de passagers du Costa Luminosa.

« Nous sommes sur une navette qui va nous amener à l’aéroport », a-t-elle écrit. « On nous a dit que ce serait un avion affrété par le gouvernement canadien. Un vol rudimentaire, mais il nous ramènera au Canada », a-t-elle précisé.

Plus tôt dans la journée, la dame s’était plainte à quelques reprises des services consulaires canadiens.

Le bateau de croisière dont certains passagers sont infectés par la COVID-19 a pu accoster au port de Marseille jeudi mais seulement pour un maximum de quatre jours et à des conditions strictes.

Il transportait 1400 passagers, dont au moins 77 Canadiens.

Mardi, alors que le Costa Luminosa naviguait au large du Maroc, dans l’Atlantique, il a été autorisé à faire escale à Tenerife sur l’archipel des Canaries, en Espagne, afin que trois de ses occupants malades soient transportés à l’hôpital. Cependant, les autres personnes à bord du géant des mers ont été frappées par les autorités espagnoles d’une interdiction d’en sortir.

Si c’est bel et bien par un avion retenu par le gouvernement fédéral que ces 77 Canadiens seront rapatriés, ils devront passer par une quarantaine de 14 jours, comme les 228 passagers canadiens du Grand Princess ramenés la semaine dernière. Dans ce groupe, en isolement sur la base militaire de Trenton depuis le 10 mars, on compte maintenant 10 personnes atteintes de la COVID-19.