Les visites sont désormais proscrites non seulement dans les CHLSD, mais aussi dans tous les établissements d’hébergement publics du Québec qui abritent des clientèles vulnérables, dont les centres de réadaptation pour jeunes en difficulté, pour les jeunes souffrant d’autisme ou de déficience intellectuelle, ou alors les endroits qui hébergent une clientèle atteinte de troubles mentaux.

Katia Gagnon Katia Gagnon
La Presse

Une directive transmise mardi par le ministère de la Santé à tous les CISSS et CIUSSS du Québec fait état de ces nouvelles directives. Pour tous les centres d’hébergement, quelle que soit la clientèle hébergée, pour les ressources intermédiaires, les ressources en milieu familial, seules les visites ou les sorties essentielles pour l’intervention ou le suivi clinique seront désormais autorisées.

Pour les jeunes hébergés en centre de réadaptation, on encourage le personnel à « préserver le lien parent-enfant » par le biais de liens téléphoniques ou technologiques.

Cette directive fait suite à des interventions de l’Alliance du personnel professionnel et technique, qui, lors d’une rencontre récente avec des hauts fonctionnaires du MSSS, a réclamé des « mesures drastiques » pour ses membres qui oeuvrent notamment dans le réseau des services sociaux.

« Si on laisse entrer et sortir les gens librement, ils peuvent devenir des agents propagateurs. Ces endroits d’hébergement ne peuvent absolument pas devenir des incubateurs du coronavirus, fait valoir la présidente de l’APTSQ, Andrée Poirier. Qu’est-ce qu’on ferait si on commençait à avoir une clientèle infectée ? Il fallait absolument réduire les visites pour assurer la sécurité de tous. »