(Montréal) La grande manifestation pour le climat qui devait se tenir à Montréal le 3 avril est annulée, tout comme celles prévues ailleurs au Québec le même jour.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

Les organisateurs, la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES), la Planète s’invite au Parlement (LPSP) et Greenpeace, disent avoir pris cette décision pour respecter les directives de la Santé publique, qui recommande « fortement » d’éviter les rassemblements qui ne sont pas nécessaires, relativement à la pandémie de la COVID-19.

« On encourage tout le monde à suivre les recommandations de la science », a déclaré à La Presse Tristan Pérez, co-porte-parole de la CEVES, pour qui il s’agir d’une question de cohérence avec le message véhiculé face à la crise climatique.

Près de 25 000 étudiants devaient être en grève à l’occasion de cette manifestation du 3 avril, qui se voulait le clou de la Semaine de la transition, organisée par la CEVES.

Certaines des activités prévues seront plutôt tenues en ligne, « pour permettre au plus grand nombre de personnes de participer en restant en santé et en sécurité chez elles », a précisé M. Pérez.

Techniquement, les mandats de grève sont toujours en vigueur, même si les cours sont suspendus, et il est difficile de voter leur annulation en raison de l’interdiction des rassemblements, souligne la CEVES, qui invite les personnes concernées à se tourner vers leur association étudiante.

Quoi qu’il en soit, « le rapport de force est à l’eau », reconnaît Tristan Pérez.

Quant aux manifestations, les organisateurs envisagent de les tenir lorsque la crise du nouveau coronavirus sera passée.