Malgré la suspension des activités judiciaires non urgentes et la tenue d’audiences à huis clos, le palais de justice de Montréal fourmillait comme lors d’une journée d’été, lundi matin, a observé La Presse.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

C’était « business as usual », a tranché la criminaliste Audrey Amzallag. « Je n’ai pas vu de changements. Je n’en ai pas vu », a-t-elle déploré.

Seules les audiences urgentes comme les comparutions et les enquêtes sur remise en liberté peuvent maintenant avoir lieu, a décrété le ministère de la Justice. Or, plus d’une douzaine d’avocats s’entassaient dans plusieurs salles de cour, malgré les recommandations de la santé publique pour limiter la propagation de la COVID-19.

De nombreux avocats se sont présentés en cour notamment en raison du manque de clarté dans les directives du ministère de la Justice. « On est complètement désorganisés ! », s’est exclamé Me Elfriede Duclervil. Le ministère de la Justice concède que la journée n’a pas été « parfaite », mais a bon espoir que la situation sera meilleure ce mardi.