Le Parti québécois (PQ), contrairement au Parti libéral du Québec, n’écarte pas la possibilité de remettre à plus tard l’élection de son prochain chef.

Stéphane Blais
La Presse canadienne

La présidente d’élection du parti, Agnès Maltais, a annoncé dimanche sur les réseaux sociaux que la conférence de coordination se réunira vendredi soir pour « réévaluer le calendrier et certaines règles de la course à la chefferie » en raison de la crise du coronavirus.

Le responsable des communications du parti, Lucas Medernach, a précisé à la Presse canadienne qu’une proposition de modifier le calendrier et certaines règles potentielles sera alors examinée.

« Il faut prendre le temps d’en discuter, actuellement, le gouvernement annonce des nouvelles mesures chaque jour, alors, on va attendre de voir qu’elles sont les prochaines mesures avant de prendre une décision », a ajouté M. Medernach.

La conférence de coordination est composée de l’ensemble de l’exécutif national, des présidents régionaux et de l’exécutif du comité national des jeunes

Dimanche matin, le candidat du PQ Frédérick Bastien a indiqué qu’il cessait ses « annonces liées à la course » et qu’il était d’avis que la date du scrutin et les mises en candidature doivent être reportées.

« En pareilles circonstances, il faut agir comme une nation qui fait bloc devant le danger. Il importe donc de mettre de côté les différences partisanes qui nous animent normalement et de se rallier derrière notre premier ministre », a ajouté le candidat.

Pour sa part, le Parti libéral, qui doit également se choisir un nouveau chef, a indiqué que toutes les « activités publiques sont annulées jusqu’à nouvel ordre ».

Toutefois, le Parti libéral a toujours l’intention d’élire un nouveau chef le 31 mai.

« Cette situation n’affecte pas la période de vote des membres pour le choix du nouveau ou de la nouvelle chef (fe) puisqu’elle était déjà prévue par téléphone et Internet, du 24 au 31 mai 2020 inclusivement » a indiqué le Parti sur son site Internet.

Le directeur des communications du parti, Maxime Roy, a indiqué par courriel à La Presse canadienne que les mesures déjà annoncées sont toujours d’actualité.