La fermeture des écoles pour les deux prochaines semaines est accueillie avec soulagement par les parents et les enseignants, qui estiment que c’était la bonne chose à faire.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Le gouvernement Legault a annoncé ce matin que les garderies, les écoles, les cégeps et les universités seront fermés pour les deux prochaines semaines en raison de la pandémie de la COVID-19.

« Contrairement au bordel qui a été créé dans les points de presse des deux derniers jours, je pense que le ministre a été très clair à la fin du point de presse, de dire que tout le monde reste à la maison », dit Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE).

Les syndicats d’enseignants avaient dénoncé au cours des derniers jours les directives données par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, qu’elles jugeaient « incomplètes » et à « géométrie variable ».

« Je pense que c’est la bonne décision qui a été prise considérant la situation dans laquelle on se retrouvait, les inquiétudes qu’on avait », dit Sylvain Malette, président de la Fédération autonome de l’enseignement. La décision de fermer les écoles vient régler certaines inquiétudes, par exemple chez les enseignantes enceintes ou chez les enseignants qui rentraient de voyage.

En point de presse ce matin, le ministre de l’Éducation a estimé que si les écoles restent fermées deux semaines, il ne sera pas nécessaire de « prévoir toutes sortes de mécanismes de rattrapage ». « C’est moins long que ce qu’on a déjà vécu avec la crise du verglas, on a confiance que nos jeunes et nos moins jeunes […] vont être capables de rattraper sans mesures particulières », a affirmé Jean-François Roberge.

La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) estime que la décision de Québec aura un « effet sur la réussite des élèves », mais ajoute que la santé et la sécurité priment sur tout.

« Ça va être un casse-tête pour les parents, dit son président Kevin Roy. Je suis confiant qu’ils vont trouver un moyen pour s’arranger. Il faut être solidaire, se serrer les coudes, et j’espère que les employeurs vont être conciliants. »

Au Comité de parents de la Commission scolaire de Montréal, qui représente plus de 150 000 d’entre eux, on va dans le même sens.

« Il va y avoir une certaine difficulté pour les parents qui vont se retrouver dans cette situation, exceptionnelle, ça ne s’est pas vécu pendant plusieurs générations. Je pense que les gens peuvent le comprendre et qu’en tant que parents, on a la possibilité de montrer notre solidarité. S’il y a des parents qui ont les moyens d’aider les amis de leurs enfants, il faut profiter de l’occasion pour s’entraider », dit son président Marc-Étienne Deslauriers.