Les quelques personnes de retour de voyage qui se rendaient à la
clinique de dépistage de la COVID-19 à Montréal mercredi matin n’étaient pas habitées pas un sentiment de panique, mais disent agir par prévention et civisme.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« Je suis jeune et je n’ai pas de problème de santé, mais je pense aux autres et je veux éviter la propagation de la maladie », a dit un homme dans la quarantaine, qui revient d’un voyage au Japon.

« J’ai voyagé dans un pays proche du foyer du virus et je suis passé par Miami. Il y a des gens de partout dans le monde dans les avions. J’agis donc par devoir de citoyen », poursuit-il.

Sa visite à la clinique a été très courte, le temps de quelques prélèvements nasaux. Le personnel soignant lui a dit de ne pas s’inquiéter, puisque l’homme ne présente aucun symptôme.

Peu avant sa visite, un autre homme de retour de Guadeloupe sortait de l’ancien Hôtel-Dieu à la hâte, vêtu d’un masque. « Comme je reviens de voyage, j’ai appelé Info-Santé par prévention, pour prendre un rendez-vous. On m’a dit que la Guadeloupe n’est pas un endroit à risque. »

On l’a toutefois rappelé une heure plus tard pour le référer à la clinique, malgré le fait qu’il ne présente aucun symptôme. « Je me déplace beaucoup dans le cadre de mon travail, donc j’agis par prévention. Je veux m’assurer que je ne suis pas porteur de la maladie. »

À sa sortie de la clinique, on lui a suggéré de s’isoler en attendant le résultat du test de dépistage, disponible entre 24 et 48 heures après la visite.