(Genève) L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a annoncé mardi la suspension de toutes ses réunions jusqu’au 20 mars, après la découverte d’un premier cas de coronavirus parmi son personnel à Genève.

Agence France-Presse

« Nous prenons la santé du personnel du Secrétariat et de nos membres très au sérieux, c’est pourquoi nous avons pris cette mesure sans précédent », a déclaré le directeur général de l’OMC, Roberto Azevedo, dans un communiqué.

« Nous suivons la situation de très près et prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité » des personnes, a-t-il ajouté.

Il a indiqué que la situation serait réexaminée avant la fin de la semaine prochaine.

L’OMC, gendarme du commerce mondial, est le cadre de multiples discussions qui portent sur diverses thématiques, comme les services, les produits agricoles ou encore les subventions à la pêche.

Le premier cas de COVID-19 en Suisse a été détecté le 25 février dans le canton du Tessin, frontalier de l’Italie. Depuis, 490 personnes ont été déclarées positives dans une vingtaine de cantons, celui de Genève étant le troisième plus touché. Dans tout le pays, trois personnes -toutes âgées et ayant des antécédents médicaux- sont décédées, selon les chiffres officiels.

La Suisse, contrairement à d’autres pays, n’a pas pris de mesures de confinement, mais a interdit tout rassemblement de plus de 1000 personnes.  

Certains cantons suisses ont pris des mesures plus radicales comme au Tessin, où les rassemblements de plus de 150 personnes sont interdits. Le Tessin a également interdit les visites dans les hôpitaux et maisons de retraite. Le canton continue en revanche de laisser entrer sur son territoire les travailleurs frontaliers italiens.

Plusieurs organisations internationales touchées

À Genève, l’épidémie a aussi un impact sur le quotidien des organisations internationales qui ont leur siège dans la ville, comme l’OMC. Le Palais des Nations, siège européen de l’ONU à Genève, a ainsi fermé ses portes aux touristes.

Et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a déplacé mardi ses travaux de sa salle habituelle vers celle des Assemblées, bien plus grande. Chaque pays ne peut être représenté que par deux représentants, et les diplomates de plus de 65 ans ont été invités à ne pas assister aux débats.

Également basée à Genève, l’Union internationale des télécommunications a annoncé mardi le report à fin août et septembre prochain de deux conférences prévues en avril et mai.