Clint Eastwood a sans doute bien des défauts, mais battre en retraite lorsque les choses se gâtent ne semble pas en faire partie.

Nicolas Bérubé LA PRESSE

Le célèbre acteur avait bien sûr déclenché une avalanche de blagues et provoqué la consternation quand il avait décidé d'engueuler une chaise vide censée représenter le président Obama durant son discours à la convention républicaine, à Tampa, en août.

Cette semaine, Eastwood tient l'affiche dans une nouvelle publicité pro-Romney, financée par un groupe fondé par l'ex-stratège de George W. Bush, Karl Rove.

Dans la pub, qui sera diffusée dans les États clés avant l'élection, Eastwood passe en vitesse supérieure et affirme que les États-Unis ne «pourraient pas survivre» à un deuxième mandat d'Obama. Rien de moins.

«Quand quelqu'un ne fait pas le travail, vous devez le tenir responsable, dit Eastwood. Nous avons besoin d'une personne capable de changer les choses rapidement, et cette personne est Mitt Romney.»

Dans son scénario apocalyptique, Eastwood semble faire référence à la dette américaine. On pourrait lui rappeler que les bons du Trésor américain offrent des taux d'intérêt historiquement bas, ce qui montre que les investisseurs ont confiance en la capacité de payer de Washington. Mais Eastwood est généralement armé et dangereux dans ses films, donc on ne va pas commencer à jouer au plus fin...

Le groupe American Crossroads compte débourser plus de 12 millions pour diffuser la publicité d'Eastwood, soit la plus importante somme dépensée par le groupe pour la promotion d'un message publicitaire depuis le début de la campagne.

Donald Trump fait rire de lui à Hollywood

Donald Trump avait promis un coup de maître, mais la blague s'est vite retournée contre lui. À plusieurs reprises, cette semaine, l'investisseur et personnalité de la télé a annoncé qu'il avait une déclaration «fracassante» à faire au sujet du président Obama. Mercredi, il a finalement dit qu'il donnerait 5 millions à une oeuvre de charité si le président acceptait de «divulguer ses dossiers universitaires et ses demandes de passeport». La demande a fait rouler des yeux un peu partout aux États-Unis. L'humoriste Lizz Winstead a lancé sur Twitter: «Dernière heure: Donald Trump a détrôné les punaises de lit pour devenir le parasite no 1 aux États-Unis.» Encore plus direct, l'humoriste de Santa Monica Rob Delaney en a profité pour lier Trump aux autres scandales de la droite cette semaine. «Ann Coulter, Richard Mourdock et Donald Trump = amuse-gueules. Mitt Romney = plat principal.»

Hollywood en 5 Tweets

@OliverStone: «RIP George McGovern - un vrai héros américain. Il aurait dû être notre président, pas Nixon.»

@AlecBaldwin: «Dites ce que vous voulez, Obama a tué Oussama. Si c'est Bush qui l'avait eu, il aurait traîné sa dépouille dans l'allée durant le discours sur l'état de l'Union.»

@KristenBell: «Ce matin, un oiseau est entré dans ma chambre. Je suis allée dehors et il y avait 35 papillons dans le jardin. J'ai l'impression que cette journée sera magique:)»

@SethRogen: «J'ai vraiment hâte d'aller voir The Master. Ça va être cool d'enfin voir ce dont Joaquin Phoenix est capable quand il incarne un personnage instable et bizarre.»

@shelbyfero: «Daniel Craig n'a jamais pu obtenir un permis de conduire parce qu'il essaie toujours d'inscrire fantastiques à la question sur la couleur de ses yeux.»

(Traduction libre, NDLR.)

PHOTO TIMOTHY A. CLARY, ARCHIVES AFP

Donald Trump