Le nouveau péplum de Ridley Scott, Exodus, est accusé de pratiquer du «colonialisme cinématographique» à quelques mois de sa sortie en salle.

Jozef Siroka LA PRESSE

Plusieurs voix se sont élevées dans les réseaux sociaux et dans certains médias afin de condamner la composition raciale de la distribution principale.

On ne digère tout simplement pas que des Caucasiens incarnent des figures historiques issues de l'Égypte ancienne, en particulier l'Australien Joel Edgerton (Ramsès II) et le Britannique Christian Bale (Moïse).

Et ce, alors que des acteurs à la peau foncée sont relégués à des rôles ingrats de serviteurs, voleurs ou esclaves.

Patrick Begley du Sydney Morning Herald reflète le mouvement d'indignation dans une chronique où il affirme que le film «s'inscrit dans une longue tradition hollywoodienne de faire jouer à des acteurs des personnages d'une autre origine ethnique, sans se soucier de l'épaisseur de la couche de maquillage à appliquer».

Source: The Hollywood Reporter