Marc Cassivi LA PRESSE

Isabelle Huppert devait avoir un petit rôle dans Inglourious Basterds de Quentin Tarantino. Elle ne l'a pas eu. Rumeurs de mésentente, de nonchalance de la part de l'actrice française, d'énervement du cinéaste iconoclaste, et d'un froid resté en suspens.

L¹ironie veut qu'Isabelle Huppert soit présidente du jury du Festival de Cannes cette année. Et qu'Inglourious Basterds soit l'un des films les plus attendus de la compétition. 

Inquiet qu'elle ne vous en tienne rigueur, M. Tarantino? Et que vos chances de remporter la Palme d'or soient anéanties?

«On s'est rencontrés, et ça n'a pas marché à cause du timing, de l'horaire et de négociations. Mais il n'y a pas d'acrimonie entre nous deux, que je sache. Je suis toujours le plus grand fan d'Isabelle Huppert. J'espère qu'on travaillera un jour ensemble.»

Le rôle que devait tenir Huppert, une propriétaire de salle de cinéma, confié à Maggie Cheung (In the Mood for Love), a de toute manière été coupé au montage. M'est avis que plutôt que de lui nuire, la présidence d'Isabelle Huppert risque d¹être favorable au film de Tarantino au moment des délibérations du jury. L'actrice ne voudra sans doute pas paraître rancunière...