Le film First Man, centré sur Neil Armstrong et la mission Apollo 11, est accusé aux États-Unis de ne pas être suffisamment patriote. En cause ? On n'y voit pas l'astronaute, interprété par Ryan Gosling, planter le drapeau américain sur la Lune.

Publié le 31 août 2018
AGENCE FRANCE-PRESSE

Marco Rubio, ancien candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle de 2016, a notamment mené la charge contre le film, qui doit sortir le 12 octobre dans les salles américaines.

« C'est de la pure folie », a gazouillé vendredi le sénateur de l'État de Floride à propos de l'absence de scène montrant le drapeau en train d'être planté sur la Lune. « Ce n'est pas rendre service à une époque où nous devons rappeler à notre peuple ce que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble ».

« Les Américains ont payé pour la mission Apollo 11, aux fusées construites par des Américains, avec une technologie américaine et transportant des astronautes américains. Ce n'était pas une mission des Nations unies ».

Les fils de Neil Armstrong, Rick et Mark, ont réagi sans tarder vendredi à la polémique naissante dans un communiqué commun avec James Hansen, auteur du livre First Man, dont le film est inspiré.

Il s'agit selon eux d'une « histoire humaine et universelle », qui n'a « rien du tout d'anti-Américain », « plutôt le contraire ».

Le réalisateur, Damien Chazelle, a également défendu son film, qui a fait cette semaine l'ouverture de la Mostra de Venise : « Je montre dans First Man le drapeau américain dressé à la surface de la Lune, mais le moment même où il a été planté fait partie de plusieurs épisodes de la mission Apollo 11 sur lesquels j'ai choisi de ne pas m'arrêter ».

« Pour répondre à la question à savoir si c'est un message politique, la réponse est "non" », a-t-il ajouté dans ce communiqué publié par le magazine spécialisé Variety.