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Le FFM, tout désigné pour la première de La maison du pêcheur

Le film met notamment en vedette Benoit Langlais... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Le film met notamment en vedette Benoit Langlais et Vincent-Guillaume Otis.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Le long métrage La maison du pêcheur sortira au Festival des films du monde (FFM), un événement tout à fait désigné pour ce film qui veut d'abord rejoindre les Québécois.

C'est ce qu'affirme le coproducteur Jean-Roch Marcotte à l'occasion du dévoilement de la bande-annonce du film en exclusivité ce matin sur l'application iPad La Presse+ et sur le site web à lapresse.ca/pecheur.

«Le FFM demeure un festival qui rejoint les Montréalais et les Québécois et en ce sens, le film s'y adressera au public qu'il veut atteindre. C'est une histoire qui, avant tout, nous concerne», insiste M. Marcotte.

Ce dernier répondait à une question de La Presse: pourquoi une première mondiale au FFM alors que deux autres festivals d'importance, Toronto et Venise, ont lieu presque en même temps? «Rien n'empêche de soumettre le film à Toronto, réplique M. Marcotte. Mais avec le sujet traité, je ne suis pas sûr que ça va intéresser le reste du Canada.»

Rappelons que ce film d'Alain Chartrand (Ding et Dong, le film, Urgence, Chartrand et Simonne) porte sur le passage des frères Paul et Jacques Rose ainsi que de leur ami Francis Simard à Percé à l'été 1969. Ouvrant une «Maison du pêcheur» pour accueillir les jeunes et les voyageurs, ces trois militants indépendantistes y font également de l'animation sociale. Mais leur présence dérange et ils plieront bagage la rage au coeur. Un an plus tard surviendront les événements d'octobre 1970.

Le film met en vedette Mikhail Ahooja, Vincent-Guillaume Otis, Benoit Langlais et Charles-Alexandre Dubé dans les rôles principaux. S'y greffent les comédiens Geneviève Boivin-Roussy, Ariane-Li Simard-Côté, Marie-Lyse Laberge-Forest, Jean-François Poulin, Luc Picard, Raymond Bouchard et Kevin Parent.

Noir et blanc

Le visionnement de la bande-annonce laisse voir qu'une bonne partie du film est en noir et blanc. Ce qui n'est pas sans rappeler l'incontournable film Les ordres, de Michel Brault, sur la crise d'Octobre.

Jean-Roch Marcotte reconnaît la chose, mais assure qu'il n'y a pas de référence au film de Brault. «Pour nous, c'était un choix esthétique qui reflétait mieux l'esprit de l'époque, dit-il. La couleur rendait mal ce que nous voulions raconter.»

Comptant plusieurs films à titre de producteur (Le sexe des étoiles, Clandestins, La brunante), M. Roch s'est joint au Groupe PVP de Vic Pelletier, un spécialiste du documentaire, pour assurer le développement de projets de fiction.

«Je prenais des décisions artistiques et financières tous les jours, dit M. Roch. Nous avions un budget de 4,3 millions de dollars et seulement 27 jours de tournage. Nous avions 84 rôles au générique et près de 400 figurants. Je suis très satisfait du résultat. J'aime aussi que nous ayons pris le temps de bien peaufiner le scénario.»

Celui-ci a été coécrit par Jacques Bérubé, Mario Bolduc et Alain Chartrand.

Au FFM, La maison du pêcheur sera présenté le 23 août. Le film, distribué par Christal et Séville, prendra l'affiche en salle le 6 septembre.




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