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Kevin Costner: le facteur humain

Dans ce drame sportif, Kevin Costner se glisse... (Photo: fournie par Summit/Séville)

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Dans ce drame sportif, Kevin Costner se glisse dans la peau du directeur général des Browns de Cleveland. Il partage sa vie avec la trésorière de l'équipe (Jennifer Garner).

Photo: fournie par Summit/Séville

(Los Angeles) Icône du cinéma des années 80 et 90, Kevin Costner retrouve son élan dans un drame sportif, un genre avec lequel il a déjà obtenu beaucoup de succès. À 59 ans, l'acteur entame une nouvelle phase de sa carrière.

Depuis sa participation dans la superproduction Man of Steel, où il incarnait le père adoptif de Clark Kent-Superman, Kevin Costner semble effectuer une belle remontée. L'acteur a en outre été la vedette de 3 Days to Kill, un film d'action produit par Luc Besson (réalisé par McG). Le thriller a été plutôt mal accueilli, mais Costner a tout de même offert une performance fort honorable.

Puis est arrivée cette proposition de tenir le rôle principal dans Draft Day, un drame sportif réalisé par Ivan Reitman (Ghostbusters, Dave). À la différence des Bull Durham, Field of Dreams et autres Tin Cup, on confie maintenant à l'acteur le rôle d'entraîneur ou de directeur général plutôt que celui d'un joueur.

«J'ai toujours fait confiance à mon instinct, a raconté l'acteur la semaine dernière au cours d'une rencontre de presse organisée en marge de la sortie du film. Jusqu'ici, il m'a toujours bien servi. Suivre son instinct implique parfois de tout remettre en jeu, de prendre des risques, de douter. Je n'ai jamais eu de regrets. Je n'ai jamais eu peur de l'échec, ni de me retrouver au plancher. Ce qui reste le plus important à mes yeux, c'est que mes proches comprennent ce que je suis en train de faire.»

Une journée mémorable

Comme son titre l'indique, Draft Day (Le repêchage, en version française) fait écho à ces journées où les milieux sportifs sont en effervescence alors que des équipes professionnelles s'apprêtent à repêcher les plus beaux espoirs. Au Québec et au Canada, l'espace médiatique de ce genre d'exercice est principalement accordé au repêchage de la Ligue nationale de hockey. Aux États-Unis, on s'intéresse davantage à celui de la National Football League (NFL).

Le récit de Draft Day s'étend sur une douzaine d'heures à la faveur de la toute première journée du repêchage. Le directeur général des Browns de Cleveland, Sonny Weaver Jr. (Costner), s'apprête d'ailleurs à vivre une journée mémorable. Non seulement son équipe bénéficie-t-elle cette fois du tout premier choix au repêchage, mais sa vie personnelle se trouve aussi à la croisée des chemins.

Aussi Sonny devra-t-il user de stratégie, dans tous les domaines, pour tirer son épingle du jeu. Ce faisant, il risque aussi de provoquer la tempête auprès des gens qui l'entourent: l'entraîneur principal (Denis Leary), l'amoureuse et trésorière de l'équipe (Jennifer Garner), la mère (Ellen Burstyn), veuve d'un ancien directeur général légendaire, sans oublier les amateurs et la ville de Cleveland au grand complet.

«Draft Day est campé dans le milieu du football professionnel, mais ce n'est pas un film de football pour autant, explique Costner. Pour faire un bon drame sportif, on doit réduire les scènes de jeu et mettre plutôt l'accent sur les êtres humains. C'est ce qui m'a d'abord attiré vers ce script. Il y a trop de films dont on ne retient strictement rien.

«Je crois que la scène de Field of Dreams dont on me parle le plus - encore aujourd'hui - est celle où mon personnage se fait demander par un joueur s'il a envie de lancer la balle avec lui. Cela n'a rien à voir avec une scène d'action spectaculaire et, pourtant, c'est celle que les gens retiennent. Parce qu'ils ont été touchés. Je ne sais pas si Draft Day obtiendra du succès au box-office, mais je sais que ce film restera. À mes yeux, cela est bien plus important.»

Ivan Reitman raconte de son côté avoir entendu une voix à la lecture du scénario, sans vraiment pouvoir lier cette voix à un acteur.

«C'est au bout de deux jours que ça m'est apparu comme une évidence, a-t-il expliqué. Cette voix était celle de Kevin. À partir de ce moment, il n'y avait plus aucun doute dans mon esprit, même si, dans le scénario, le personnage était âgé d'environ 35 ans. Les directeurs généraux sont souvent jeunes, maintenant.»

Une question fondamentale

Puisque Costner maintient la belle forme, le scénario a été à peine remanié afin de mieux convenir à un homme plus mûr.

«Il y a une question fondamentale que tout être humain doit se poser un moment donné, ajoute Kevin Costner. Cette question est: «Qu'est-ce que tu veux?» On peut se la poser à soi-même tout autant qu'entre partenaires amoureux. Quand je suis arrivé à Hollywood, tout ce que je voulais, c'était de trouver du travail. Ensuite, en trouver pour la deuxième fois. Cela ne me quitte jamais l'esprit.

«Quand ton nom est établi, il y a ensuite des gens qui prennent contact avec toi par intérêt, et d'autres qui viennent vers toi parce qu'ils estiment que tu conviens le mieux au personnage. Quand Ivan est venu me voir pour me proposer Draft Day, j'ai senti sa sincérité. C'est très agréable de se sentir désiré. On ne s'y habitue jamais.»

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Draft Day (Le repêchage, en version française) prend l'affiche le 11 avril. Les frais de voyage ont été payés par Les Films Séville.




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