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I, Frankenstein: Aaron Eckhart dans la peau du monstre

Dans ce film d'action aux accents gothiques, le... (Photo: fournie par Lionsgate)

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Dans ce film d'action aux accents gothiques, le monstre se retrouve au coeur d'une guerre invisible entre le Bien et le Mal.

Photo: fournie par Lionsgate

Sonia Sarfati
La Presse

En 20 ans de carrière, Aaron Eckhart a incarné quelques monstres à l'écran - la plupart, plutôt intérieurs, mais non moins cruels que son Two-Face de The Dark Knight. Que l'on songe à ce dirigeant d'entreprise misogyne et manipulateur qu'il joue dans In the Company of Men de Neil LaBute ou au porte-parole d'une société de tabac auquel il donne vie dans Thank You for Smoking de Jason Reitman.

Eh bien, dans I, Frankenstein de Stuart Beattie, il devient la quintessence du monstre: la création de Victor Frankenstein... telle qu'elle est revisitée dans le comic book homonyme de Kevin Grevioux.

Dans ce film d'action aux accents gothiques créés par l'équipe à l'origine de la série Underworld (en effet, on peut voir là une parenté visuelle et scénaristique), le monstre, qui s'est découvert immortel, se retrouve au coeur d'une guerre invisible entre le Bien et le Mal.

Le premier est représenté par les gargouilles, sortes d'anges gardiens membres d'un ordre (quasi) religieux qui sont là pour protéger les humains et qui, lorsque leurs services ne sont pas requis, afin de conserver leur anonymat, se perchent sur les murs des cathédrales sous la forme que l'on sait.

Quant au second, il est incarné par les démons - eux, on connaît. Depuis deux siècles, ces créatures infernales traquent celui qui porte le prénom d'Adam: puisqu'ils ne peuvent posséder que les corps sans âme, s'ils arrivent à reproduire l'expérience du docteur Frankenstein, ils pourraient se fabriquer toute une armée de «Frankie» à partir des cadavres qu'ils collectent.

Le hic (pour eux), c'est qu'Adam a profité de ses années d'expérience terrestre pour apprendre à se défendre. «Il s'est assimilé à la société du mieux qu'il a pu, même s'il demeure un marginal. Il a appris à parler. Et, par-dessus tout, à se battre pour se protéger», a résumé Aaron Eckhart lors d'une entrevue téléphonique accordée à La Presse lorsqu'il se trouvait à Toronto pour promouvoir le film.

Cet aspect très physique du personnage est une des choses qui l'ont attiré vers ce projet: il s'est entraîné pendant six mois et a appris à maîtriser cette technique appelée combat «bâton» Kali pratiquée aux Philippines. Une technique impressionnante. Exigeante. Et dangereuse. Oui, il s'est blessé. Oui, il a blessé certains cascadeurs avec qui il a travaillé. «Mais je tenais à faire mes cascades», dit l'acteur qui a aussi pris du muscle, assez pour se retrouver sur la page couverture du numéro de février de Muscles & Fitness. À 45 ans, pas mal.

C'est aussi en cette mi-quarantaine qu'il a tâté, plus que jamais, de l'écran vert. Tourné à Melbourne, en Australie, I, Frankenstein se déroule en effet en grande partie dans des décors virtuels. Ce qui n'a pas déplu à Aaron Eckhart qui aime varier les plaisirs (sa filmographie éclectique en fait foi) et a vu là, aussi, une parenté avec le théâtre, «où il faut imaginer et jouer avec ce qui n'est pas vraiment autour de nous».

À la recherche de sens

L'intérêt se trouvait également dans l'exploration d'un personnage emblématique vu ici sous un autre angle et qui, depuis deux siècles, cherche encore l'amour, une manière de famille et un but à son existence. Tout ce qu'il a connu jusqu'ici est se battre. Survivre plus que vivre. Ce qui explique l'allure de fauve qu'aborde Adam. «Il est mince, il est rapide, il est silencieux, il sait passer inaperçu. Il est mortel», résume Aaron Eckhart, qui a passé trois heures par jour sur la chaise de maquillage pour se faire défigurer (autant que faire se peut). «Stuart et moi avons longuement discuté des cicatrices, de leur emplacement, de leur profondeur.»

Travailler le personnage de l'extérieur, quoi, autant que de l'intérieur - puisque là se trouve l'une des motivations de l'acteur quand vient le moment de choisir un projet. La curiosité à l'égard d'une créature existant au départ sur le papier. «Je me demande aussi si l'histoire vaut la peine d'être racontée, si j'ai envie de travailler avec tel réalisateur et je réfléchis à ce qui est bon pour les affaires. Bref, c'est une combinaison de facteurs. Mais il y a une constante: ce sont des projets auxquels je crois et je veux y être au mieux. Parfois ça fonctionne, parfois pas, mais au départ, je veux exceller.» Ce qui lui est arrivé très souvent.

Un monstre cinématographique

Depuis sa parution en 1818 sous la plume de Mary Shelley, Frankenstein - et le monstre créé par le scientifique fou (ou pas) - a fait l'objet de multiples adaptations ou relectures. En voici quelques-unes.

> Frankenstein de J. Searle Dawley (court métrage, 1910, avec Charles Ogle

> Frankenstein et Bride of Frankenstein de James Whale (1931 et 1935), avec Boris Karloff

> Frankenstein Meets the Wolf Man de Roy William Neill (1943), avec Bela Legusi

> Abbott and Costello Meet Frankenstein de Charles Barton (1948), avec Glenn Strange

> The Curse of Frankenstein de Terence Fisher (1957), avec Christopher Lee

> Young Frankenstein de Mel Brooks (1974), avec Peter Boyle

> Frankenstein Unbound de Roger Corman (1990), avec Nick Brimble

> Mary Shelley's Frankenstein de Kenneth Branagh (1994), avec Robert De Niro

> Hotel Transylvania de Genndy Tartakovsky (2012), voix de Kevin James

> I, Frankenstein de Stuart Beattie (2014), avec Aaron Eckhart

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I, Frankenstein (Moi, Frankenstein) prend l'affiche aujourd'hui.




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