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Anaïs Barbeau-Lavalette : pouvoir briller un peu...

Anaïs Barbeau-Lavalette... (Photo: François Roy, La Presse)

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Anaïs Barbeau-Lavalette

Photo: François Roy, La Presse

La fin de l'été et le début de l'automne s'annoncent chargés pour la prolifique auteure et cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette. À quelques semaines de la sortie de son long métrage Inch'Allah, la jeune femme tourne également un court métrage pour le Festival du nouveau cinéma en plus d'en présenter un autre, Ina Litovski, au Festival de Locarno.

Coécrit et coréalisé avec le directeur photo André Turpin, Ina Litovski est inspiré de Roxanne, la petite violoniste du roman Je voudrais qu'on m'efface, que Mme Barbeau-Lavalette avait publié en septembre 2010.

Dans ce court métrage, Sophie (qui est un peu Ina), vit avec sa mère dans un petit appartement d'un quartier populaire. Un soir, elle s'apprête à jouer du violon au concert de son école. Avec les enfants normaux. Car Sophie n'est pas comme les autres. Mais exceptionnellement, ce soir-là, elle sera parmi eux. Elle voudrait que sa mère y soit et la voit sur scène. Elle voudrait, pour un moment, pouvoir briller un peu...

Dans son oeuvre faite d'écrits, de courts et de longs métrages et aussi de documentaires, Anaïs Barbeau-Lavalette a toujours voulu s'exprimer avec force, témoigner, prendre le parti des opprimés. Doit-on voir la même chose dans ce nouveau court métrage? «Au public de le dire, répond-elle. On plonge dans une bulle, celle de Sophie (Ina), qui résiste à sa façon, par l'intermédiaire de son imagination.»

Le film met en vedette Marine Johnson dans le rôle de Sophie et Geneviève Alarie (Toute la vérité) dans celui de sa mère. «Pour Marine, il s'agit d'une première apparition au cinéma. Elle crève l'écran», assure la cinéaste.

Cette dernière se réjouit également de son travail de collaboration avec André Turpin. Tous deux se sont rencontrés sur le plateau du film Incendies de Denis Villeneuve. M. Turpin en était le directeur photo alors que Mme Barbeau-Lavalette a réalisé un documentaire (Se souvenir des cendres) sur la création du film et ses personnages. M. Turpin est également directeur photo d'Ina Litovski.

À Locarno

Au Festival de Locarno, ce court métrage sera présenté dans le programme Corti d'autore (Courts d'auteurs), hors compétition. Il sera présenté vendredi en présence de Mme Barbeau-Lavalette.

Produit par Stéphanie Verrier (Les productions Flow), le film sera distribué par la maison Travelling.

Par ailleurs, au cours des derniers jours, la réalisatrice a tourné un autre court métrage qui sera présenté au prochain Festival du nouveau cinéma (FNC) de Montréal en octobre. «Il s'agit d'une carte blanche sur le thème de la liberté, relate la cinéaste. On doit faire un film de 3 à 5 minutes avec une invitation au dépassement, c'est-à-dire faire quelque chose qui relève du défi pour nous en matière de réalisation.»




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