(Paris) Loin de ses années record, le cinéma français a attiré en 2019 presque autant de spectateurs que l’année précédente à l’étranger, soit 40,5 millions d’entrées grâce à des films comme le dernier Luc Besson, des comédies et des films d’animation, selon les données publiées jeudi par le Centre national du cinéma (CNC).

Agence France-Presse

Ce chiffre est dans la lignée de 2016 (40,7 millions d’entrées) et 2018 (43,7 millions), loin des années fastes comme 2015 avec plus de 111 millions d’entrées grâce aux locomotives de l’écurie Besson, immenses succès à l’export.

« 2019 est une année avec un film de Luc Besson mais “sans l’effet Besson” », indique le CNC dans son rapport annuel. Avec 4,35 millions d’entrées hors de France, Anna représente 10 % des entrées cumulées à l’étranger pour un film français, là où Lucy, avec Scarlett Johansson, totalisait près de la moitié des entrées en 2014.

Si les films français en langue étrangère se portent bien (comme Anna et Mia et le lion blanc), les films dans la langue de Molière ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2010, avec moins de 25 millions de billets vendus.

Autre tendance marquante, souligne le CNC : la concentration des entrées sur une poignée de films et la difficulté des autres à aller au-delà des 100 000 entrées.

La comédie reste le genre fétiche à l’export, mais les voyants sont également au vert pour l’animation avec deux films totalisant plus d’un million d’entrées (Astérix —Le secret de la potion magique et Minuscule 2 - Les mandibules du bout du monde). C’est en outre le seul genre à avoir cumulé plus de 1 million d’entrées en Asie, cinquième zone d’exportation pour le cinéma hexagonal.

Sans surprise, c’est en Europe occidentale que les films français trouvent le plus leur public, captant presque la moitié des entrées, puis dans le reste du continent.

La part de marché des films français continue de baisser en Amérique du Nord, passant pour la première fois sous la barre des 10 %. À noter, le succès de Nevada, avec Matthias Schoenaerts (plus de 550 000 spectateurs), meilleur score depuis 2000 aux États-Unis pour un premier film français.

Face à la montée en puissance des plateformes de SVOD comme Netflix, Unifrance a lancé une étude sur le poids des films français sur ces supports, en dehors de la France. D’où il ressort que les films hexagonaux représentaient 2,4 % du catalogue en novembre 2019, contre 46 % pour les films en provenance des États-Unis, près de 9 % pour les films indiens et 4,6 % pour les films britanniques.