Le projet de cinéparcs si cher au maire de Québec a du plomb dans l’aile. Les films Séville et le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec (RDIFQ) refusent en effet de distribuer les œuvres de leur catalogue respectif parce que les représentations prévues à l’aéroport de Québec et à ExpoCité seront gratuites, a appris la Ville de Québec.

Jean-François Néron
Le Soleil

Le maire Régis Labeaume n’a su contenir sa colère devant la décision des distributeurs. « Je trouve ça affreux. Je ne sais pas s’ils parlent à du monde, a ajouté le maire, en faisant notamment référence au président des films Séville, Patrick Roy, et à celui du RDIFQ, Andrew Noble. Il y a de la lassitude, les gens sont fatigués, 30 % ont perdu leur emploi. On est dans un environnement de crise sanitaire. C’est à peu près la seule activité culturelle qu’on peut faire dans le respect des règles de distanciation », fulmine-t-il. Le maire refuse d’envisager un prix d’entrée symbolique pour satisfaire l’exigence des distributeurs. « On ne mettra pas une billetterie parce que ces gens-là nous imposent de le faire », dit-il. La Ville de Québec a fait parvenir une lettre aux distributeurs leur demandant d’accepter d’ouvrir leur catalogue d’ici vendredi midi. Sans quoi, elle devra mettre fin au projet. La Ville a déjà engagé 27 000 $ des 835 000 $ nécessaires à l’organisation des cinéparcs. L’ouverture est prévue le 2 juillet.