À son premier film comme réalisateur, l’Américain Alex Kurtzman explore un registre inattendu considérant sa feuille de route, lui le scénariste et producteur de films tels que Mission: Impossible III et Cowboys & Aliens. Ici, il coscénarise et réalise un drame familial avec Chris Pine et Elizabeth Banks, en frère et sœur qui ignoraient chacun l’existence de l’autre.

Philippe Renaud LA PRESSE



Pine, le capitaine Kirk du nouveau Star Trek, incarne Sam, un être qui serait en tout point détestable s’il n’était justement pas incarné par le mielleux bellâtre. Sam fait dans le commerce louche. C’est un visage à deux faces, avenant et sympa, certes, mais menteur et un peu escroc.

Surprise!



Le jeune homme doit se rendre en Californie aux funérailles de son père Jerry, réalisateur de disques qui, comprendra-t-on, n’était pas exactement le père de famille idéal. Il a néanmoins laissé à son fils sa collection de vinyles, un petit sac contenant 150 000 $ et une note lui demandant de remettre l’argent à Josh, le fils de sa sœur Frankie (Elizabeth Banks), une ex-alcoolique, serveuse dans un bar. Surprise! Le fils unique a donc une sœur.

Sam tente d’apprendre à mieux connaître cette femme et son neveu, sans toutefois révéler sa vraie nature, laissant ainsi les spectateurs suspendus au bout du récit. Il devra aussi composer avec sa mère Lilian (une solide performance de Michelle Pfeiffer).

Les ficelles du récit de People Like Us sont un peu trop grosses pour être vraisemblables. On ressent un certain malaise à voir se développer la relation entre Sam et Frankie, lorsque cette dernière semble tomber amoureuse de son frère.

Plus qu’une histoire de famille compliquée, c’est une histoire de faux fuyants, de mensonges révélés et de masques qui tombent. Alex Kurtzman nous la présente avec plus ou moins de tact, mais tout plein de bons sentiments.

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PEOPLE LIKE US (DES GENS COMME NOUS). Drame de Alex Kurtzman. Avec Chris Pine, Elizabeth Banks et Michelle Pfeiffer. 1h55.