Toyota a tardé à se lancer dans le créneau des utilitaires urbains. D’autres y ont fait leur place. Le constructeur japonais doit arriver à convaincre en misant sur sa légendaire fiabilité. Le Kia Seltos, la Subaru Crosstrek et le Volkswagen Taos sont de féroces concurrents.

Éric LeFrançois
Éric LeFrançois Collaboration spéciale

Kia Seltos

Prix : à partir de 23 395 $

PHOTO FOURNIE PAR KIA

Kia Seltos

Tout comme le Corolla Cross, le Seltos de Kia propose en entrée de gamme une version tractée. Toutes les autres déclinaisons comportent un rouage intégral. Le Kia offre un moteur suralimenté sur ses versions les plus élitistes, mais il s’agit de la seule motorisation pouvant éclipser le moteur de 2 L du Toyota. Dans les faits, cependant, les consommateurs s’en tiennent au moteur atmosphérique offert sur pratiquement l’ensemble de la gamme. Celui-ci ne produit pas autant de puissance et de couple que celui de Toyota. En outre, il ne parvient pas à consommer aussi peu que le Toyota ni à offrir une valeur résiduelle à la revente aussi élevée. Le Kia se rattrape cependant avec une garantie généreuse de 5 ans/100 000 km.

Subaru Crosstrek

Prix : à partir de 23 795 $

PHOTO FOURNIE PAR SUBARU

Subaru Crosstrek

La Crosstrek offre, sans frais, l’un des rouages à quatre roues motrices les plus performants sur le marché, à un prix inférieur à celui du Corolla Cross. En outre, la Crosstrek propose une version hybride rechargeable (pas des plus intéressantes, cependant) et la possibilité de bénéficier d’une boîte manuelle. Une rareté de nos jours. Le Toyota, en revanche, consomme plus sobrement l’essence de son réservoir, coûte moins cher à l’entretien et nous fait bénéficier de plus d’espace habitable et utilitaire.

Volkswagen Taos

Prix : à partir de 26 695 $

PHOTO JAMES HALFACRE, FOURNIE PAR VOLKSWAGEN

Volkswagen Taos

Si seulement le prix de départ du Taos était moins élevé ou comportait, à tout le moins, un rouage à quatre roues motrices de série. Ce n’est pas le cas et la garantie plus généreuse de Volkswagen (4 ans/80 000 km) ne peut justifier pareil écart de prix. Pas même les accessoires. En contrepartie, le Volkswagen propose un agrément de conduite plus relevé, un moteur suralimenté plus généreux et une boîte (traditionnelle) efficace et agréable. En optant pour les déclinaisons à rouage intégral (plus chères), le consommateur retrouve plus d’agrément encore avec une boîte à double embrayage. Un plaisir qui se paie aussi à l’entretien : celui-ci doit être davantage suivi.