(Munich, Allemagne) Il y a un peu plus de deux ans, Mercedes-Benz nous a conviés à l’avant-première médiatique de son premier véhicule électrique, l’EQC. Ce modèle dont la commercialisation devait commencer quelques mois plus tard n’a jamais traversé l’Atlantique. Une décision dictée en partie par nos distributeurs, explique Ola Källenius, président du conseil d’administration de Daimler et de Mercedes, dans le cadre d’une table ronde à laquelle a participé La Presse la semaine dernière. Soucieuse de marquer les esprits, la firme allemande table maintenant sur l’EQS, une berline électrique élitiste, pour faire étalage de son savoir-faire.

Éric LeFrançois
Éric LeFrançois Collaboration spéciale

Attendue à la fin de l’année, l’EQS ne cache rien de ses caractéristiques, mais se garde toujours de révéler son prix. Celui-ci devrait hypothétiquement se trouver quelque part entre ceux d’une Audi RS e-tron GT (179 900 $) et d’une Porsche Taycan Turbo S (215 000 $).

En marge d’un salon de Munich consacré à la mobilité, il a été possible de prendre contact avec le porte-étendard le plus branché de la marque à l’étoile. Un modèle qui, sur le Vieux Continent, se targue de parcourir sur une seule charge quelque 700 km. Une autonomie record qu’il faut relativiser puisque celle-ci a été établie avec la bienfaisante norme WLTP (Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedures).

Consommation

PHOTO FOURNIE PAR MERCEDES-BENZ AG-GLOBAL

L’habitacle de la Mercedes EQS

Dans le cadre de ce premier contact, impossible de vérifier cette assertion. En revanche, il a été permis de constater que les consommations (entre 15,2 kWh et 19,2 kWh) annoncées par Mercedes-Benz sont parfaitement plausibles. Pour réaliser de telles performances, l’EQS mise sur une immense batterie (puissance nette : 107,8 kWh), un coefficient aérodynamique particulièrement soignée (Cx : 0,20) et l’optimisation de plusieurs composants. Rien de révolutionnaire, seulement une meilleure compréhension de la gestion électrique et de la programmation.

Sur la route, cette berline 5 portes ne cherche pas à affoler le chronomètre comme le font les Tesla Model S Plaid, Porsche Taycan Turbo S ou Audi RS e-tron GT. Encore moins de négocier les virages sur les chapeaux de roues. La poussée de ses deux propulseurs est immédiate, progressive, mais loin de vous chavirer l’eau du ventre. Cette Mercedes est une marathonienne, pas une sprinteuse.