Premier évènement européen d’envergure depuis des lunes, le salon de Munich est résolument tourné vers l’avenir électrique cette année avec une série de lancements alimentés aux batteries. Parmi ceux-ci, Mercedes-Benz est de loin celui qui a le plus ouvert son jeu.

Charles René
Charles René La Presse

Le constructeur allemand a levé le voile sur pas moins de cinq modèles électrifiés, tous à diverses phases de développement. Celui qui est appelé à dégager le plus de volume de ventes est sans conteste l’EQB, qui sera la version électrique du multisegment Classe B. Il fera ses débuts au Canada l’année prochaine dans la version bimoteur dont la puissance totale atteint les 288 ch. Assurant un positionnement familial, cet EQB proposera une troisième rangée de sièges qui, une fois rabattue, permet un volume de coffre de 495 L. L’autonomie estimée frise 419 km en cycle de mesure européen (WLTP), un chiffre qui sera moindre ici.

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Le Mercedes-Benz EQB

L’autre dévoilement majeur concerne l’arrivée prochaine de l’EQE, pendant électrique de la berline intermédiaire de Classe E. Tablant sur des dimensions comparables à celles de l’actuelle CLS, cette nouvelle venue est essentiellement une version plus menue de l’EQS. Elle présente donc un profil semblable à celui de la grande berline avec un habitacle assez avancé vers l’essieu avant. L’habitacle aura aussi droit à une planche de bord entièrement numérique. La version canadienne amorcera sa carrière dès 2022 avec la même mécanique que celle de l’EQB, à savoir un rouage intégral assuré par deux moteurs produisant 288 ch. Ils s’alimentent à une batterie de 90 kWh capable de tolérer une puissance de charge atteignant les 170 kW. L’autonomie ciblée se situe à 545 km en protocole européen (WLTP).

Les VUS larguent aussi leurs moteurs thermiques

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Le Mercedes-Benz Concept EQG

Comme nous l’a enseigné le Ford Mustang Mach-E, aucune icône ne résistera à la vague de l’électrification. Pour confirmer ce constat, Mercedes-Benz a aussi dévoilé une étude de style qui expose à quoi ressemblera son Classe G électrique. Conservant l’aspect anguleux du modèle actuel dont la genèse militaire remonte au début des années 1970, cet exercice préserve ainsi les bases. Aucun détail technique n’a cependant été présenté, hormis le fait qu’il conservera son châssis en échelle pour assurer sa robustesse et son caractère unique.

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Le Mercedes-Maybach EQS

La filiale de grand luxe de Mercedes, Maybach, a aussi dévoilé en parallèle son avenir électrique avec une autre étude de style présentée sous le nom d’EQS. Son design exempt d’aspérités étale l’approche bicolore chère à cette division qui cherche à concurrencer le grand luxe anglais.

AMG n’est pas en reste

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La Mercedes-AMG EQS

Mercedes-Benz n’a évidemment pas laissé sa division de haute performance AMG en plan. Usant de l’électrique pour doper la performance des modèles, les ingénieurs se sont concentrés sur la grande berline EQS pour tenter de donner du fil à retordre aux livrées plus performantes de la Tesla Model S. La Mercedes-AMG EQS 4MATIC+ devient le premier modèle AMG entièrement électrique. Misant sur 750 ch pour convaincre les consommateurs et sur sa transmission intégrale dont le comportement est réglable, elle avance un 0-100 km/h en 3,4 s. Sa batterie de 107,8 kWh permettra une puissance de charge de 200 kW. Des chiffres toutefois en retrait face à la concurrence allemande constituée des Porsche Taycan et Audi e-tron GT.