Le dernier volet de notre dossier sur les véhicules d’exception aborde le sujet de l’exclusivité et de la puissance maîtrisée. Sur les routes ou sur les circuits. Nous terminons cette série avec la BMW M2 CS.

Éric LeFrançois
Éric LeFrançois Collaboration spéciale

Prix : à partir de 97 750 $

Ce coupé de la taille d’une Toyota Corolla produit 444 ch et 406 lb-pi de couple par l’entremise d’un moteur six cylindres en ligne suralimenté. Il atteint les 100 km/h en moins de 4 secondes, pour peu que celui ou celle qui se trouve au volant sache manier la boîte manuelle à six rapports qui l’accompagne. Une automatique ? Vous n’y êtes pas du tout. Cette BMW se destine aux puristes et est produite en quantité très limitée.

Construite sur la base de la Série 2 (la version propulsée et non tractée), la M2 CS se distingue visuellement par de nombreux éléments en carbone. Le capot, le toit, les coques de rétroviseur et la console centrale sont fabriqués à l’aide de ce matériau. À cela, il faut ajouter de nombreux appendices aérodynamiques qui, avouons-le, n’ont aucune incidence sur la performance de ce modèle si celui-ci demeure sur les voies publiques.

La pièce de résistance

Solidement campée sur ses Michelin Sport Cup qui affectionnent particulièrement une chaussée chaude et sèche, la M2 CS avale avec gourmandise le ruban d’asphalte qui se tortille devant elle. Derrière son pare-chocs largement échancré se trouve la pièce de résistance : le moteur. Souple, mélodieux et tonique, ce six-cylindres en ligne lâche ses chevaux aux seules roues arrière. Celles-ci conservent toute leur motricité, à moins bien entendu de faire une bêtise qui déclenchera immédiatement les anges gardiens électroniques.

PHOTO LUCAS SCARFONE, FOURNIE PAR BMW

La M2 CS aime le pilotage robuste mais fin.

La tenue de cap est imperturbable, l’équilibre, impeccable, et la motricité, irréprochable.

Quant au freinage, c’est un modèle d’équilibre et d’endurance, même si les disques en céramique nécessitent une certaine période d’acclimatation.

La M2 CS aime le pilotage robuste mais fin. D’une rigoureuse précision, la direction permet de placer cette allemande au point de corde du circuit au millimètre près. Et lorsque les bosses n’osent plus menacer les suspensions, que les quatre roues ont glissé à la perfection, que le moteur a hurlé sa joie d’avoir autant de vaillantes soupapes, il est temps de s’arrêter et de rentrer à la maison où une bonne douche nous attend.