À l'automne au Québec, plusieurs automobilistes (et beaucoup plus d'animaux) meurent quand leur auto heurte un orignal ou un cerf qui traverse la route. Ces deux animaux ont des centaines de kilos de muscles et d'os juchés juste à la hauteur de votre visage sur des pattes relativement frêles. Le capot fait sauter les pattes et le corps de la bête fracasse le pare-brise et arrache le toit.

Denis Arcand LA PRESSE

S'inspirant de son système de détection des piétons et de freinage d'urgence, Volvo a lancé la mise au point de logiciels capables de détecter les animaux qui décident de s'aventurer sur la route. Il y aura une alarme, mais la technologie pourra aussi faire freiner l'auto automatiquement comme elle le fait déjà pour les piétons.

Volvo dit que chaque fois qu'elle fait une présentation de son détecteur de piétons dans les pays scandinaves, quelqu'un demande si le gadget reconnaît aussi les rennes et les cerfs locaux, qui sont craints des automobilistes là-bas aussi. Alors, Volvo travaille ces jours-ci sur un logiciel capable de reconnaître la forme et les mouvements des animaux sauvages.

Les orignaux, les cerfs et leurs faons seront parmi les premiers sur la liste, mais Volvo va en ajouter d'autres avec le temps. La société ajoute que les petits animaux ne feront pas bloquer les freins, pour éviter des accidents plus graves où on se fait rentrer dedans par le véhicule qui suit derrière. Le système est basé sur un capteur radar et un détecteur d'infrarouges.

Volvo ne dit pas en quelle année il sera installé dans les voitures de production.