Pour financer le développement de ses nombreux produits actuels et à venir, Tesla dépense des milliards en recherche et développement. Depuis sa fondation, elle n'a généré un (mince) profit qu'en 2013, empruntant des liquidités sur les marchés publics le reste du temps.

Publié le 10 mars 2018
Alain McKenna LA PRESSE

C'est ce qui fait dire à plusieurs observateurs que Tesla est « en faillite technique », sous-entendant que le constructeur n'arrivera pas à générer des revenus surpassant ses frais d'exploitation à temps pour satisfaire les investisseurs.

Si c'est le cas, aussi bien dire que Ford et General Motors sont eux aussi en situation de faillite technique, observe un ex-analyste de la Banque mondiale, Erik Kobayashi-Solomon. « Depuis 2012, les deux ont été incapables de générer un flux de trésorerie positif, observait-il sur son blogue la semaine dernière. Selon cette définition, GM et Ford sont donc en faillite technique. » 

La différence étant que les deux géants de Detroit ont connu plusieurs années de flux positif dans le passé, tandis que Tesla, en principe, devrait voir ce rendement positif émerger dans les années à venir.