Il y a peu de temps encore, l'industrie automobile portait très peu d'intérêt aux petites voitures. À ceux qui s'en étonnaient, les constructeurs répondaient invariablement qu'elles étaient trop chères à fabriquer. En raison, d'une part, des normes de sécurité qui alourdissent et allongent les automobiles; d'autre part, des exigences des consommateurs en matière d'habitabilité et de confort. Tout semblait leur donner raison.

Éric Lefrançois, collaboration spéciale LA PRESSE

Aujourd'hui, le discours est un peu changé. Le succès remporté par les dernières créations des constructeurs dans cette catégorie longtemps mal-aimée le confirme: le marché des petites voitures redémarre. Et Chevrolet compte bien en tirer profit avec la Spark, sa nouvelle offre dans le segment des citadines.

Conçue en partenariat avec sa filiale sud-coréenne, la Spark s'attaque aux existantes Smart ForTwo, Scion iQ et Fiat 500. Par rapport à celles-ci toutefois, la petite Chevrolet - elle ne fait que 3,6 mètres de long - habille une carrosserie quatre portes. À l'acheteur ensuite de la colorer d'une teinte lui donnant un aspect un peu déluré - allant de «limonade» à «rose techno» - ou classique (blanc, noir et argent).

Suffisamment spacieuse pour quatre occupants, la Spark se targue d'être la plus confortable de sa catégorie. À l'intérieur, de nombreux bacs ont été aménagés pour ranger tous les accessoires liés à la vie moderne. En dépit de son format réduit, cette citadine offre un volume utilitaire pouvant atteindre 884 litres, une fois la banquette arrière rabattue.

La Spark s'anime d'un moteur quatre-cylindres de 1,2-litre (84 chevaux). Celui-ci est jumelé de série à une boîte manuelle à cinq rapports qui se charge de faire transiter puissance et couple aux roues avant motrices. Une boîte automatique à quatre vitesses est proposée moyennant supplément. Une motorisation électrique est à l'étude et devrait apparaître sur le marché d'ici un an.

Dans la catégorie des citadines toujours, Fiat étoffe le catalogue de sa 500 en y ajoutant une version suralimentée par turbocompresseur. Cet accessoire jusqu'ici exclusif à la seule Abarth - la plus pimentée des 500 - fait pour la première fois son apparition sous le capot d'un modèle standard. Cette addition permet à la 500 T (c'est son nom) de développer 135 chevaux et 150 livres pied de couple.