À Stockholm, 140 pays membres de l’ONU se sont entendus la semaine dernière, à l’occasion d’une conférence sur la sécurité routière, sur un objectif clair : éliminer les accidents routiers mortels d’ici 2050. Un pays s’est toutefois abstenu : les États-Unis.

Alain McKenna Alain McKenna
Collaboration spéciale

Aux yeux des experts, cette déclaration a des allures de d’accord de Paris sur le climat, mais pour la sécurité routière. Déjà, les pays signataires devront déployer des outils pour réduire de 50 % le nombre de morts sur leurs routes d’ici 2030. Les accidents mortels sont « un prix à payer pour notre mobilité qui est tout simplement inacceptable », a déclaré le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours de cette conférence.

C’est ambitieux, mais pas impossible : l’an dernier, Oslo et Helsinki sont parvenus à réduire à zéro le nombre de piétons et de cyclistes tués par une automobile sur leur territoire, une première.