L’amour est dans le pré continue ses efforts pour diversifier sa distribution. En janvier, la téléréalité amoureuse de Noovo accueillera son deuxième agriculteur gai, sa première femme depuis 2018 et son premier Franco-Ontarien.

Publié le 13 déc. 2021
Marc-André Lemieux
Marc-André Lemieux La Presse

Une saison après avoir formé le couple chouchou d’Alex et David, L’amour est dans le pré tentera de répéter l’exploit avec Luka, producteur laitier d’Issoudun, dans Chaudière-Appalaches. Âgé de 24 ans, cet amateur de tracteurs espère trouver un partenaire pour regarder des films le dimanche matin en mangeant des crêpes maison.

Dans sa vidéo de présentation, Luka se décrit comme un leader positif qui apprécie la musique country pour « aller swinguer d’la patte un peu ». Les intéressés doivent toutefois s’attendre à passer deuxièmes de temps à autre. « En amour, je suis quelqu’un d’absent quand j’étends du fumier au printemps, mais quand j’suis là, j’suis là ! », s’exclame le célibataire.

Pour former sa « dream team », cet aficionado de « colleux » cherche un partenaire sensible qui aime rire « avec les mononcles pis les matantes ».

La présence de Luka au générique de l’émission résulte-t-elle directement du recrutement d’Alex l’an dernier ? « Luka répondrait que non », répond le producteur du populaire rendez-vous télévisuel, Martin Métivier, au téléphone. « Il n’avait jamais écouté le show. »

PHOTO HUGO B. LEFORT, FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Luka, 24 ans

Les téléspectateurs compareront assurément les deux candidats. Ils constateront bien assez vite qu’ils sont très différents, croit Martin Métivier. « Alex aimait la cuisine, rappelle le producteur. Luka n’est pas comme ça. Il est plus jeune. C’est une autre dynamique. »

« Je veux pas butiner »

La 10e saison de L’amour est dans le pré mettra également en vedette un agriculteur de l’Ontario. Il s’appelle Denis et habite à Casselman, à quelques minutes de route de St-Bernardin, patelin d’enfance de l’animatrice, Katherine Levac.

Denis exploite une ferme agrotouristique qui accueille 30 000 personnes par année. Père de trois enfants, ce bon vivant autoproclamé aime patiner sur l’étang, si l’on se fie aux premières images qu’il a tournées pour l’émission. Après une année de célibat, il souhaite s’engager à long terme. « J’suis pas comme une abeille. Je veux pas butiner », explique-t-il.

PHOTO HUGO B. LEFORT, FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Denis, 53 ans

Alors qu’à l’étranger, les adaptations de L’amour est dans le pré enrôlent souvent des candidats de l’extérieur, au Québec, il s’agit d’une première.

On a toujours été ouverts. On a déjà reçu une candidature du Nouveau-Brunswick, mais l’agriculteur s’était désisté.

Martin Métivier, producteur

Par ailleurs, L’amour est dans le pré admettra sa première femme depuis Kathleen (7e saison) : Marika, productrice laitière et porcine. La candidate de Sainte-Eulalie faisait partie des candidats présélectionnés avec son frère, Jacob, mais ce dernier n’a pas franchi l’étape ultime.

On parle d’une fille sportive, colorée, simple et « très, très honnête » qui n’est « pas capable de mentir pour 5 cennes ».

PHOTO HUGO B. LEFORT, FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Marika, 26 ans

Marika espère se « caser » avec un « gars familial » qui « va savoir [l’]entreprendre ».

Les deux autres agriculteurs enrôlés sont Marc-Antoine, 31 ans, et Joé, 29 ans. Producteur laitier de Saint-Aimé, en Montérégie, le premier se décrit comme un « gars de bébelles » (bateau, Ski-Doo, quatre-roues) qui adore lâcher son fou entre amis. De type « vieux jeu » (c’est lui qui paie au resto), Marc-Antoine cherche une fille naturelle, mais qui aime « se poudrer un peu ». « La semaine, des fois, j’peux être une méchante guenille, mais la fin de semaine, j’aime ça bien paraître », précise-t-il.

PHOTO HUGO B. LEFORT, FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Marc-Antoine, 31 ans

Le second est papa d’un petit garçon de 2 ans. Propriétaire d’une fermette qu’il exploite de manière ancestrale à Saint-Jean-de-Matha, dans Lanaudière, ce grand gaillard de 6 pi 6 po, adepte de voyages en « back sac », rêve de vivre un jour dans l’autosuffisance.

PHOTO HUGO B. LEFORT, FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Joé, 29 ans

Tous doublement vaccinés

Les tournages de L’amour est dans le pré ont débuté en pleine canicule au mois d’août. Puisque chaque participant était pleinement vacciné, des bulles ont été créées pour permettre des rapprochements tôt dans l’aventure, contrairement à l’an dernier. Les frontières rouvertes, le voyage final a eu lieu au Mexique en novembre.

Avec 26 bébés, L’amour est dans le pré demeure la téléréalité la plus fertile au Québec. Occupation double réduira (très légèrement) l’écart en 2022, puisque Carl et Andréanne d’OD chez nous attendent leur premier enfant. Claudie et Mathieu d’OD Afrique du Sud sont fiancés, et Noémie et Vincent (OD chez nous) résistent, tout comme quelques ressortissants des dernières éditions.

En d’autres termes, L’amour est dans le pré n’est plus la seule émission qui parvient à former des couples durables.

C’est tant mieux. Trouver l’amour, c’est le plus grand défi. Peu importe qui réussit, c’est une bonne nouvelle.

Martin Métivier, producteur

Signalons qu’une émission retrouvailles et rétrospective des 10 premières saisons sera bientôt tournée au Manoir du lac William.

L’hiver dernier, la 9e saison de L’amour est dans le pré a rallié une moyenne de 673 000 téléspectateurs, selon les données confirmées de Numéris. Sur noovo.ca, elle a généré 1 250 000 visionnements.

La 10e saison de L’amour est dans le pré sera présentée sur Noovo à partir du jeudi 13 janvier à 20 h.