La jeune entrepreneure derrière Trois fois par jour annonce sa nouvelle mouture télévisée, une émission culinaire humaine et décomplexée, sur les ondes de TVA et Zeste, à l’automne 2021.

Léa Carrier Léa Carrier
La Presse

« Quand on m’a approchée pour ce projet, la première chose que j’ai dite, c’est que je ne veux pas avoir un show de recettes pour avoir un show de recettes », lance d’emblée Marilou, au bout du téléphone.

On ne la trouvera pas derrière un comptoir, à couper des légumes. À ses yeux, il existe déjà d’excellents chefs pour enseigner l’art culinaire, et l’internet pour proposer des recettes à toutes les sauces.

Ce qu’elle souhaite plutôt amener sur la table, ce sont des discussions et des réflexions humaines autour de notre relation avec la nourriture. « Je veux être dans l’intimité. Je veux qu’on se pose des questions, qu’on explore des choses. J’espère arriver à soulever des questionnements à travers des recettes pertinentes et amusantes. »

Par exemple ? Cuisiner un gâteau en parlant de boulimie.

« C’est comme ça que j’ai commencé Trois fois par jour. C’était un cheminement personnel pour guérir d’un trouble alimentaire. C’est un peu cette quête personnelle que je poursuis et dans laquelle je vais inviter les gens à être témoins », confie Marilou.

À travers des rencontres et des collaborations, elle espère aussi aborder des thématiques plus variées comme la gestion du temps à l’époque des réseaux sociaux.

La nouvelle mouture prendra la forme d’épisodes hebdomadaires de 30 minutes, pour un total de 30 épisodes, diffusés à TVA. De plus, du contenu exclusif sera accessible aux abonnés de Zeste.

Un milieu saturé

Après une année 2020 remplie de « petits deuils professionnels », Marilou « n’y croyait pas » quand les producteurs de Toast et de Québecor Contenu l’ont contactée. « La pandémie avait avorté plein de projets. J’avais un certain détachement par rapport à la télévision, comme si je pensais plus que ça allait arriver », raconte-t-elle.

Mardi matin, son annonce sur les réseaux sociaux a reçu un accueil encourageant. Elle qui craignait que ses abonnés ne la suivent pas sur une plateforme traditionnelle comme la télévision s’est dite ravie de leurs réactions.

Reste que se démarquer parmi une offre aussi saturée d’émissions culinaires n’est pas gagné d’avance : « Ça va être un défi. Moi-même, je suis saturée des shows de cuisine pour des shows de cuisine. »

Elle mise sur sa signature habituelle, un ton humble et intime sur des images léchées, pour rafraîchir l’émission culinaire comme on la connaît.

L’empire Trois fois par jour

La jeune femme d’affaires, qui s’est lancée en 2013, a déjà plusieurs cordes à son arc. En novembre dernier, elle annonçait sa gamme de plats prêts à manger avec IGA. Quelques mois avant, elle lançait le quatrième tome de sa série à succès Trois fois par jour. Ses capsules culinaires, publiées sur sa page web, en sont déjà à leur sixième saison.

À la tête d’un véritable empire, Marilou doit parfois encore se pincer. « Je ne le réalise pas toujours. On dirait que je ne mesure pas ça en grandeur, je mesure ça en petits plaisirs. Et j’aime tellement ce que je fais ! Je vais essayer d’être à la hauteur pour ce nouveau projet », conclut-elle, un rire dans la voix.