(Toronto) Canada’s Drag Race, qui fera son arrivée au petit écran sur Crave, jeudi, sera tout aussi flamboyante et divertissante que la version américaine, promettent ses juges.

Victoria Ahearn
La Presse canadienne

Mais la compétition de drag queens prend selon eux une signification toute particulière à l’issue du mois de la Fierté, de la fête du Canada et de la vaste mobilisation pour laisser plus de place aux voix marginalisées.

Les juges Brooke Lynn Hytes, Jeffrey Bowyer-Chapman et Stacey McKenzie espèrent que la portée éducative de l’émission ne sera pas sous-estimée.

« C’est divertissant, mais ça raconte aussi les histoires de personnes queers et d’artistes drags d’une façon qui nous humanise », fait valoir Jeffrey Bowyer-Chapman.

Le fait d’apprendre à connaître les drag queens et leur vécu personnel permet de chasser les idées reçues et de cesser de les percevoir comme « Autres », avance l’acteur et militant, qui a campé le rôle de Jay Carter dans la série UnReal.

À l’instar de RuPaul’s Drag Race, l’adaptation canadienne propose à une série de défis pour se mériter le titre de la prochaine « drag superstar » et un grand prix de 100 000 $. Deux Québécoises sont en lice : Kiara et Rita Baga.

Le panel de juges est composé de Jeffrey Bowyer-Chapman ; de Stacey McKenzie, une mannequin et mentore à l’émission America’s Next Top Model ; et de Brooke Lynn Hytes, qui a été la première drag queen canadienne à figurer sur RuPaul’s Drag Race.

Le cœur de l’émission est le même que dans la version américaine — avec RuPaul en moins, affirment-ils.

La chanteuse Deborah Cox et les actrices Elisha Cuthbert et Amanda Brugel ainsi que l’acteur Tom Green comptent parmi les célébrités invitées qui se joindront à eux lors des épisodes diffusés sur une base hebdomadaire.

Pour Jeffrey Bowyer-Chapman, il est d’autant plus important dans le contexte actuel que les jeunes Canadiens célèbrent la communauté LGBTQ dans toute sa diversité et rendent hommage aux pionniers qui ont rendu une telle émission possible.

« Et il est important que les générations plus vieilles qui regardent l’émission reconnaissent l’importance d’avoir une émission comme celle-ci sur les ondes et inspirent les autres à s’éduquer continuellement. »

« C’est quelque chose que nous avons travaillé pour obtenir génération après génération. »