Mon amie Marie-Joëlle, qui habite San Francisco, m’en parle depuis plus d’un mois. Il faut absolument que tu regardes la série Normal People sur le service Hulu, c’est exceptionnel. Vraiment.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

D’accord, je veux bien m’y mettre, mais Hulu n’est pas offert au Canada. En fait, cette télésérie encensée par la critique était introuvable ici jusqu’à la semaine dernière, alors que le service CBC Gem — le Tou.tv anglophone — a commencé à l’offrir au compte-gouttes.

Deux épisodes de 30 minutes déposés tous les mercredis. Cette plateforme gratuite, qui ne nécessite aucun abonnement, offre actuellement quatre épisodes de Normal People sur un total de 12.

PHOTO FOURNIE PAR HULU

Paul Mescal et Daisy Edgar-Jones dans Normal People, offert sur CBC Gem

Gros, gros coup de cœur pour cette histoire d’amour moderne, vraie et intelligente. Cela fait longtemps qu’une série m’avait autant happé. C’est beau, c’est touchant, c’est mélancolique, c’est remuant et c’est confrontant. Un petit bijou.

Dérivant du roman éponyme de l’écrivaine Sally Rooney, Normal People raconte la relation complexe qui unit deux finissants d’une école secondaire de l’ouest de l’Irlande, que l’on suivra ensuite à l’université, à Dublin.

Elle s’appelle Marianne. C’est une étudiante hyper brillante, mais abrasive, sarcastique et frondeuse. Marianne provient d’un milieu bourgeois et n’a pas d’amis. Genre, zéro.

Lui s’appelle Connell. C’est un étudiant super brillant, timide et sportif. Connell a grandi dans une famille modeste (sa mère fait le ménage chez Marianne) et ses exploits sur le terrain de rugby lui permettent de graviter dans l’orbite des gens cool.

PHOTO FOURNIE PAR CBC

Normal People jette un regard honnête et lucide sur l’histoire d’émancipation de Marianne et Connell.

Marianne et Connell développent une attraction quasi instantanée. Ils se découvrent l’un et l’autre, autant sur le plan physique qu’intellectuel. Ils ont des conversations profondes et matures et leurs scènes d’intimité, très réalistes, montrent à quel point ils sont faits pour aller ensemble.

Leur liaison reste cependant secrète. À l’école, Connell et Marianne s’ignorent pour respecter la hiérarchie adolescente qui sépare les nerds des populaires. À l’université, ces rôles s’inverseront, heureusement.

Ce type d’émission de « passage à l’âge adulte » est souvent quétaine et sirupeux. Mais pas Normal People, qui jette un regard honnête et lucide sur l’histoire d’émancipation de Marianne et Connell, provenant de deux classes sociales différentes.

Radio-Canada a acheté la version française de Normal People. Aucune date de diffusion n’a cependant été communiquée. Pour les plus impatients, sachez que CBC Gem offre les sous-titres en français et en anglais pour Normal People, car l’accent irlandais est parfois difficile à décoder.

Si on se disait des secrets !

C’est une catastrophe. Pire qu’un tour de manège à La Ronde dans le silence le plus froid.

Le seul couple qui tenait encore à Si on s’aimait a frôlé la dislocation cette semaine, malgré les incantations de Fanny la sorcière bien-aimée.

Quelque chose a cassé entre ces deux-là, pour paraphraser Anyck. Il y a aussi le réseau cellulaire d’Anyck qui a « flanché » au moment où Fanny tentait de le joindre. Comme c’est pratique (et louche, quand même).

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L’ÉMISSION

Anyck et Fanny

Entre Jonathan le codépendant et Marie-Ève la reine des glaces, c’est juste mort, mort, mort. Heure du décès : il y a belle lurette.

Louise Sigouin se décarcasse pour les reconnecter. Mais à un moment donné, il faut cesser l’acharnement thérapeutique et débrancher le patient.

Rémi se sent abattu et découragé depuis sa cohabitation avec Jennifer. La sauge le fait roter (le pauvre !) et il n’y a aucune chance que Jennifer, autosuffisante sur tous les plans, même orgasmique, le considère comme un amoureux.

Ça brasse tout autant sur les réseaux sociaux, malgré l’interdiction pour les candidats de dévoiler publiquement des détails croustillants.

Alors, l’ex-conjointe de Jonathan, qui est la mère de sa fille Constance, a accusé Marie-Ève de mentir sur le côté radin de son ancien amoureux. Elle a aussi reproché à Marie-Ève de ne jamais offrir à Jonathan de discussions en profondeur, ce qui n’est pas faux, avouons-le.

Sur sa propre page Facebook, Marie-Ève a répondu à l’ex de Jonathan qu’elle a déboursé environ le quart du coût des activités, étant donné sa situation financière plus précaire.

À propos de sa « fermeture » envers Jonathan, Marie-Ève a révélé ce que les épisodes de Si on s’aimait montrent depuis quelques semaines déjà : « Je n’avais plus aucun intérêt à continuer avec un homme qui ne me plaît pas », en ajoutant que « passer des journées entières avec quelqu’un qu’on ne veut pas avoir dans notre vie est tout sauf agréable ». Hepelaille, c’est pas jojo, tout ça.

Quant à la chambre d’hôtel la plus laide du Québec, elle a été dénichée par l’équipe de production — et non par Jonathan —, car il s’agissait de l’un des seuls endroits « où ils ont accepté l’équipe de tournage », selon Marie-Ève.

Pour absorber les frais reliés aux tournages, qu’il s’agisse d’un atelier sur des œufs de yoni ou une partie de frisbee-golf, les célibataires de Si on s’aimait n’ont reçu que 200 $ par semaine.

Finalement, la tante d’Anyck a dévoilé une autre info savoureuse sur Facebook : Anyck habitait chez ses parents et son déménagement hâtif a été précipité par la vente de la maison de papa et maman. Fanny a donc raison de se méfier d’Anyck le cachotier.