Depuis un an, les échos à propos de Si on s’aimait sont atroces. TVA a reporté deux fois la diffusion de cette docuréalité psycho-amoureuse coanimée par Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Le montage des épisodes a été encore plus difficile qu’un casse-tête de 3000 morceaux. La structure de l’émission a été bâtie, démolie, reconstruite, redynamitée, puis reconstituée.

Dans le petit monde de la télé, plusieurs s’attendaient à un fiasco du calibre de Célibataires et nus, rien de moins.

C’est donc lundi à 19 h 30 que nous avons enfin vu les premières images de Si on s’aimait, un croisement entre À table avec mon ex de V, Les naufragés de l’amour de Canal Vie et une thérapie professionnelle. Verdict ? Je n’ai vraiment pas haï ça, même si le concept reste flou.

Si on s’aimait, qui joue du lundi au mercredi à TVA, suit trois célibataires dans leur recherche de l’âme sœur. Il y a Jonathan, 35 ans, un directeur du marketing très pointilleux sur ses choix de fromage. La saga interminable du Doré-Mi (un halloumi québécois) a provoqué un immense malaise à l’épicerie. Décroche, Jonathan, seigneur.

Il y a Jean-Philippe, 45 ans, propriétaire d’une entreprise de création de trophées et adepte des foulards comme en 2008. Pas le plus sympathique du lot, ce Jean-Philippe, un hyper performant bête et cassant avec sa prétendante Fanny, une agente de voyages de 43 ans.

Puis il y a Jennifer, une adjointe exécutive de 50 ans qui ne parle que de son chien Casper. Le pauvre Mike, 51 ans, qui essaie de la séduire, se fait constamment retourner comme une crêpe. C’est gênant.

Vous voyez ? Si on s’aimait fonctionne. Cette docuréalité nous transporte dans l’intimité de ces gens « ordinaires », qui en sont aux balbutiements d’une relation amoureuse « potentielle ».

Et comme Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin sur leur sofa, nous suranalysons leur moindre petit geste. Ah, mon Dieu, pourquoi Jennifer casse-t-elle Mike de cette façon ? Le sac à blagues maladroites de Jonathan est-il vide ? Et à quel point Jean-Philippe se trouve-t-il bon dans tout ce qu’il entreprend ?

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L’ÉMISSION

Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge, coanimateurs de la docuréalité psycho-amoureuse Si on s’aimait

La sexologue Louise Sigouin, « experte en accompagnement relationnel », rencontre tous les participants en séance privée et essaie de défaire les nœuds. Elle distille de bons conseils, même si je trouve simpliste sa théorie des « cinq dualités » dans les couples.

Toi, tu es un rêveur et elle, une active ! Toi, tu es une vite et lui, un lent ! Fusionnel, solitaire. Dépendant, codépendant. Rationnel, émotif. Pas besoin d’une spécialiste pour comprendre ça.

La suite des choses de Si on s’aimait demeure nébuleuse. Les trois célibataires principaux peuvent-ils changer de partenaires ou sont-ils coincés dans leur étau pendant 13 semaines ? Pour Jean-Philippe et Fanny, ça risque d’être long, longtemps. Même constat pour Jennifer et Mike.

En théorie, l’émission doit montrer toutes les étapes de la formation d’un couple, de la rencontre à la fréquentation, en passant par la cohabitation et le voyage. Jean-Philippe et Fanny ne survivront pas plus de cinq minutes sous le même toit.

Toujours au chapitre des malaises, j’en ai provoqué un petit dans ma chronique de mardi en débaptisant Isabèle Chevalier, une des investisseuses de la téléréalité Dans l’œil du dragon. La dragonne s’appelle bien Isabèle Chevalier et non Chevrier (aucun lien de parenté avec Martine Chevrier la chanteuse !).

Deux millions pour « District 13 h »

Le « District 13 h » est beaucoup plus qu’un point de presse du gouvernement de François Legault. C’est littéralement une fenêtre qui s’ouvre sur notre avenir. Combien de temps le confinement durera-t-il encore ? La parole est à vous, monsieur le premier ministre.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

Depuis le 22 mars, les points de presse quotidiens du gouvernement de François Legault sont suivis par au moins 2 millions de curieux.

Pas étonnant que les cotes d’écoute de ce rendez-vous incontournable gonflent de semaine en semaine. Entre 13 h et 13 h 30 dimanche, alors que les épiceries fermaient pour la première fois, 2 735 000 téléspectateurs se trouvaient devant leur téléviseur, si l’on additionne les audiences de TVA, LCN, RDI et Radio-Canada.

Il s’agissait des chiffres les plus costauds de « District 13 h » depuis le début de la pandémie. C’est énorme. 

Les parts de marché de « District 13 h » tournent autour de 90 %. Concrètement, cela signifie que neuf personnes sur dix qui regardent la télé entre 13 h et 13 h 30 se branchent sur l’allocution de M. Legault.

Selon des données compilées par l’agence deepblue, le premier « District 13 h », relayé le vendredi 13 mars, a attiré 858 000 curieux, contre 2 359 000 qui ont visionné celui du mardi 7 avril.

Depuis le 22 mars, la moyenne de « District 13 h » ne descend plus sous la barre des 2 millions de fidèles. Pour les amateurs de statistiques, le samedi est la journée la moins regardée de la semaine. « District 13 h » a obtenu ses meilleurs résultats des dimanches, soit le 22 mars (2 622 000), le 29 mars (2 688 000) et le 5 avril (2 735 000).