TVA poursuit Juste pour rire (JPR) pour 4,1 millions, plaidant que les galas d'humour pour lesquels la chaîne a payé ont été rendus inutilisables par le scandale Rozon.

Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Un an et demi après l'explosion du scandale sexuel, la déflagration continue de se faire sentir dans le monde du divertissement.

Les deux entreprises étaient liées depuis 2012 par une entente d'au moins 15 millions encadrant la diffusion des galas JPR. Mais, au moment où les allégations d'inconduite sexuelle à l'égard de Gilbert Rozon ont éclatées en octobre 2017, TVA en avait encore plusieurs en réserve.

«Toute diffusion des galas, alors que Gilbert Rozon leur était directement associé (il en est producteur exécutif et en anime certains), pouvait facilement laisser croire au public que TVA et son principal actionnaire, Québecor, donnaient leur appui à ce dernier», indique la poursuite.

TVA allègue que Juste pour rire avait commis une faute en ne protégeant pas la valeur des produits vendus - les galas. «Il est manifeste que JPR avait connaissance des gestes inconvenants posés par l'âme dirigeante de la société, ne serait-ce que parce que Gilbert Rozon en était l'alter ego», continue la poursuite.