(San Diego) L’animateur Conan O’Brien s’est entendu à l’amiable avec un homme qui l’accusait d’avoir volé ses blagues.

Associated Press

Conan O’Brien, ainsi que plusieurs membres de son équipe de scripteurs, a accepté de régler à l’amiable une poursuite intentée en 2015 par l’auteur californien Robert Kaseberg.

Robert Kaseberg alléguait que l’animateur avait repris dans le monologue de l’émission Conan cinq blagues qui apparaissaient sur son fil Twitter et son blogue.

Les avocats des deux parties ont rempli des documents à la cour fédérale de San Diego pour conclure une entente environ trois semaines avant le début du procès, pendant lequel Conan O’Brien, son coanimateur Andy Richter et d’autres personnalités connues auraient dû témoigner.

Les détails de l’entente n’ont pas été dévoilés.

Conan O’Brien a toutefois expliqué sa décision dans un texte publié dans le magazine Variety.

L’animateur a insisté pour dire que lui et ses employés n’avaient pas volé les blagues, et qu’ils n’avaient jamais entendu parler de Robert Kaseberg, de son blogue ou de son compte Twitter avant qu’il ne dépose une poursuite.

«À part le meurtre, le vol de contenu est la pire chose dont on puisse accuser un comique, a-t-il écrit. Si, pendant une seconde, j’avais pensé que l’un de mes auteurs avait pris du contenu de quelqu’un d’autre, j’aurais immédiatement renvoyé cet auteur, présenté mes excuses personnelles et procédé à des réparations financières.»

Il explique qu’il a malgré tout choisi de s’entendre avec l’auteur pour éviter que les procédures judiciaires ne perdurent.

«J’assume chaque mot que j’ai écrit ici, mais j’ai décidé de renoncer à un procès devant jury potentiellement ridicule et coûteux devant la cour fédérale au sujet de cinq blagues qui n’ont plus aucun sens. Quatre ans et des factures juridiques innombrables, c’est beaucoup», a-t-il soutenu.

Robert Kaseberg a publié un communiqué dans lequel il se dit satisfait du règlement.

«En qu’auteur d’humour professionnel, tout ce que je veux, c’est faire rire les gens et défendre ce en quoi je crois, a-t-il déclaré. Je suis fier que mon cas ait contribué à éclairer un problème qui concerne tous les auteurs d’humour et je suis heureux d’avoir contribué à la création d’un précédent juridique sur la question de la protection accordée aux blagues.»