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Poursuivi par Radio-Canada parce qu'il veut appeler sa chaîne ICI

Sam Norouzi, vice-président de la boîte de production... (Photo: Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Sam Norouzi, vice-président de la boîte de production Mi-Cam.

Photo: Marco Campanozzi, archives La Presse

Beaucoup de gens ont déploré le changement de nom à Radio-Canada, mais aucun n'est plus en colère que Sam Norouzi.

Beaucoup de gens ont déploré le changement de nom à Radio-Canada, mais aucun n'est plus en colère que Sam Norouzi.

Vice-président de la boîte de production Mi-Cam, M. Norouzi est poursuivi par Radio-Canada parce qu'il veut appeler sa nouvelle chaîne de télé ICI. En mars, la société d'État a déposé une demande d'injonction lui intimant de changer le nom de sa station, en plus de réclamer «50 000 $ ou plus» pour utilisation illégale de sa marque de commerce.

«C'est vraiment David contre Goliath, lance M. Norouzi. C'est déjà laborieux de démarrer une station de télé. Si en plus on doit réagir à une poursuite judiciaire, ce n'est pas quelque chose de très agréable. J'imagine que c'est une façon de nous souhaiter bienvenue dans les ligues majeures...»

M. Norouzi comprend que Radio-Canada souhaite exploiter le mot ICI. Mais il affirme être dans son droit, puisqu'il a dûment et légalement enregistré cette marque de commerce auprès de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada (OPIC) en suivant le processus à la lettre.

«Nous avons reçu un certificat officiel de l'OPIC en septembre 2012, ajoute M. Norouzi. À ce moment, Radio-Canada avait deux mois pour contester. Mais personne n'a réagi. En décembre, ils nous ont envoyé une lettre nous conseillant de changer de nom, parce qu'ils l'utilisaient depuis plusieurs années et que cela porterait à confusion. On leur a dit qu'on consulterait nos avocats. En mars 2013, ils nous ont envoyé leur mise en demeure officielle. Pendant tout ce temps, jamais personne de Radio-Canada ne nous a appelés directement.»

M. Norouzi n'a pas l'intention de baisser pavillon. Si la lutte semble inégale, et qu'elle risque d'entraîner des frais d'avocats faramineux, il compte se battre pour préserver le nom de sa station.

«C'est une question de principe, tranche-t-il. C'est pas parce que quelqu'un est plus gros et qu'il a plus d'argent qu'il faut se laisser faire. Nous avons utilisé ICI à toutes les étapes. Il n'y avait rien de caché. On l'a même utilisé dans notre demande au CRTC. On a droit à ce nom. Il faut se défendre et c'est ce qu'on fait.»

ICI (dont l'acronyme tient pour International Channel/Canal international) s'annonce comme la nouvelle télé ethnique de Montréal, un marché laissé vacant depuis la disparition de l'ancienne CJNT. La chaîne prépare actuellement son entrée en ondes, prévue pour l'automne. Sa programmation se fera en 15 langues pour 18 communautés différentes, et le tout doit être diffusé au 47 du câble.

La cause n'a pas encore été entendue par la Cour fédérale. Radio-Canada n'a pas souhaité commenter.




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