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Violon : premier soir de finale

Les six finalistes du Concours international de violon... (Photo: fournie par Martin Boucher communications)

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Les six finalistes du Concours international de violon de Montréal: de g. à d., Zeyu Victor Li (Chine), Ji Young Lim (Corée du Sud), Stephen Waarts (États-Unis), Marc Bouchkov (Belgique), Chi Li (Taïwan) et  Fédor Roudine (France).

Photo: fournie par Martin Boucher communications

Claude Gingras
La Presse

L'épreuve finale du Concours de violon, celle du concerto avec l'OSM, a débuté hier soir et se termine ce soir. Finale et déterminante, cette dernière étape: c'est celle où le jury choisit, parmi six candidats, le grand prix de 30 000 $.

Avec, décorant la scène, les 13 drapeaux des pays représentés, cette première séance n'avait pas attiré de foule à la Maison symphonique, peut-être en raison de la diffusion en direct à Radio-Canada.

Comme on le sait, le hasard a voulu que les six finalistes fassent leur choix parmi deux concertos seulement: quatre ont pris le Tchaïkovsky et deux, le Brahms. Hasard encore: chaque soir, c'est Tchaïkovsky deux fois et Brahms une fois.

Pour la compétition de cette année, la direction a invité le réputé violoniste Maxim Vengerov à diriger l'OSM. C'est un heureux choix. Vengerov a déjà fait ses preuves comme chef d'orchestre, à l'OSM même. Par ailleurs, ces deux concertos dans lesquels il accompagne maintenant ses très jeunes collègues, il en connaît tous les recoins pour les avoir joués maintes fois et enregistrés.

Cette première séance a découvert un chef assurant avec discrétion le dialogue entre le soliste et l'orchestre, mais sans réduire le rôle de celui-ci. Dans les deux prestations du Tchaïkovsky, Vengerov soulignait les mêmes interventions orchestrales, indépendamment de ce que faisait le soliste.

Même constat chez les trois candidats entendus: beaucoup de talent et toute la préparation qu'il faut pour une carrière... mais, en même temps, cet inévitable manque d'expérience qui fait commettre les petites erreurs les plus bêtes.

Premier entendu: Chi Li, de Taïwan, dans le Tchaïkovsky. Très belle technique, de la respiration dans le discours, beaucoup de sérieux et de musicalité. Hélas! deux brefs mais flagrants écarts de justesse et une fatigue évidente vers la fin.

Seule femme chez les finalistes, Ji Young Lim, de la Corée du Sud, a fait un choix téméraire: le Brahms. Nerveuse au début, elle s'est vite ressaisie. Grande sonorité, phrasé soutenu dans le mouvement lent. Mais elle plaque ses doubles cordes avec une énergie un rien vulgaire et confond Brahms avec un simple exercice violonistique. Son choix de cadence: Joachim.

Le dernier à passer est le plus âgé des finalistes: Marc Bouchkov, 22 ans, de Belgique. Très sûr de lui, il se balade à l'avant-scène pendant qu'il joue, comme quelque entertainer. Archet très souple, sonorité lumineuse, riche corde de sol. Comme le Taïwanais, il rétablit au finale du Tchaïkovsky les passages habituellement omis. L'ensemble est malheureusement marqué d'infimes mais agaçantes fautes de notes, d'articulation et de justesse.

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DOUZIÈME CONCOURS MUSICAL INTERNATIONAL DE MONTRÉAL. Discipline: violon. Épreuve finale avec l'Orchestre Symphonique de Montréal. Chef invité: Maxim Vengerov. Maison symphonique, Place des Arts. Première séance hier soir. Programme: Concerto en ré majeur, op. 35 (Tchaïkovsky) et Concerto en ré majeur, op. 77 (Brahms).

Participants:

Chi Li, 19 ans (Taïwan): Tchaïkovsky

Ji Young Lim, 18 ans (Corée du Sud): Brahms

Marc Bouchkov, 22 ans (Belgique): Tchaïkovsky




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