Florence K: de la reconstruction à la renaissance

Les deux dernières années n'ont pas été reposantes pour Florence... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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Les deux dernières années n'ont pas été reposantes pour Florence K, qui dit être enfin sortie de l'ombre.

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Après être descendue au plus bas, Florence K refait surface avec une nouvelle énergie doublée d'une confiance accrue en ses moyens. Son nouvel album, le premier pour le major Universal, réalisé par Larry Klein, arrive enfin au terme de deux années très intenses.

Florence K se raconte depuis une demi-heure. Elle parle de sa première rencontre avec le réputé réalisateur américain Larry Klein, de sa descente aux enfers dont elle nous épargne les détails, mais qui aura paralysé la créatrice de chansons en elle pendant une bonne année, et de la femme plus confiante, plus assurée qu'elle est devenue à sa sortie du trou noir.

Ces deux années pas reposantes lui donnent une nouvelle perspective sur cette carrière qu'elle a entreprise très jeune.

«Je n'étais pas capable de parler à la première personne et de m'assumer, c'est comme si je ne voulais pas m'ouvrir plus que ça», dit-elle de l'album Bossa Blue, écrit à 21 ans et qui racontait des histoires de personnes de son entourage; de La historia de Lola, dans lequel elle s'est cachée derrière un personnage; et de «l'exercice de style» qu'a été Havana Angels, son disque de Noël enregistré dans la capitale cubaine.

«Celui-ci, c'est tellement moi, c'est tellement authentique, intègre», dit-elle à propos de son nouvel album, I'm Leaving You, auquel elle a pu enfin s'attaquer avec Larry Klein et son équipe de Los Angeles, il y a environ un an. «Avant, je n'avais vraiment pas la tête à ça et je n'avais pas non plus la tête à lui expliquer pourquoi je n'avais pas la tête à ça», ajoute-t-elle en riant.

La jeune femme de passage à La Presse est rayonnante. Elle sourit volontiers et s'enthousiasme comme une adolescente en nous faisant écouter sur son téléphone les versions embryonnaires de quelques chansons enregistrées avec Klein et le guitariste et compositeur David Baerwald.

Elle dit: «C'est sûr que c'est un album qui évoque l'amour, mais je ne suis pas tombée aussi bas à cause d'une rupture. Je me suis complètement effondrée, mais après ça, je me suis complètement reconstruite pendant toute l'année où j'enregistrais l'album. Ç'a été thérapeutique, j'ai tout sorti le mauvais. Ça s'intitule I'm Leaving You parce que je laisse toute cette période sombre derrière, mais l'album n'est pas sombre.»

En effet, même quand les textes évoquent des échecs amoureux ou des relations compliquées, la musique, elle, est souvent festive, avec les couleurs latines auxquelles elle nous a habitués ou joliment pop comme dans l'irrésistible I Like You As a Friend. Les influences latines

En septembre 2011, Florence K a signé un contrat avec Universal Canada qui, dit-elle, voulait qu'elle travaille avec un réalisateur qui la libère un peu de ses influences latines, parfaitement assumées par ailleurs, et lui permette de faire un disque plus homogène, sinon plus pop.

Son agente Anne Vivien a organisé des rencontres avec des pointures américaines, dont Larry Klein qu'elle avait croisé en 2009 dans un studio montréalais lors de l'enregistrement de la chanson Acadian Driftwood par Zachary Richard et Céline Dion.

Le déclic entre la chanteuse et le réalisateur s'est fait instantanément. Florence K avait hâte de commencer à travailler avec cet homme qui a été le complice de Herbie Hancock, de Joni Mitchell - son ex-femme - et de tant d'autres chanteuses de premier plan.

Quand, un an plus tard, Florence a finalement refait surface, Klein a constaté que sa nouvelle protégée avait changé.

«Je lui ai fait écouter ce que j'avais écrit avec David Batteau [collaborateur de Klein] et Larry m'a dit: «C'est cool parce que tu sembles savoir beaucoup plus où tu veux aller que l'année dernière. Reviens le mois prochain, on commence à écrire.»»

Florence K a des étoiles dans les yeux quand elle raconte ce formidable travail d'équipe avec la tribu de Larry Klein, des auteurs-compositeurs aux musiciens réputés comme le batteur Jay Bellerose. Une collaboration de tous les instants qui l'a vraiment impressionnée.

«Je n'ai jamais aussi peu douté de moi-même en processus de création», lance-t-elle.

Tant et si bien qu'une quarantaine de chansons ont été créées, dont plusieurs en français et en espagnol qu'on entendra peut-être un jour.




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