Qu'il le veuille ou non, c'est encore et toujours avec Crowded House que le talent fou de Neil Finn s'exprime le mieux.

Alain de Repentigny LA PRESSE

Ceux qui associent uniquement ce groupe aux jolies chansons de sa première période (Don't Dream It's Over, Better Be Home Soon) ou que l'album du retour (Time On Earth, en 2007) n'a pas convaincus devraient prêter une attentive à Intriguer. Ils y découvriraient une pop accrocheuse plus complexe qu'elle n'en a l'air à la première écoute.

Je pense à Falling Dove, qui s'anime tout à coup à la façon d'une chanson de Paul McCartney, et à Isolation, une autre ballade où se manifeste sans avertissement une guitare rugueuse accompagnée de choeurs plus pop que pop. Il y a çà et là quelques excès comme le piano maniéré de Archer's Arrows et Either Side of the World serait une samba quelconque si elle ne trouvait son salut dans un bridge musical qui lui confère un certain mystère. Et il y a évidemment les chansons irrésistibles auxquelles Neil Finn nous a habitués: Saturday Sun, Amsterdam et Elephants, la toute dernière pièce du disque, aussi sobre que touchante, qui vous fera craquer à coup sûr.

Extrait: Amsterdam


POP

Crowded House

Intriguer

***1/2

Concord/Universal