« Mon corps, mon foutu choix ! », a scandé Billie Eilish, un doigt d’honneur en l’air, sur la scène du festival Austin City Limits, dans l’État du Texas, qui a récemment adopté une loi très sévère contre l’avortement.

Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

Entre deux chansons, la chanteuse pop a révélé qu’elle avait envisagé d’annuler sa performance au populaire festival de musique, en protestation contre la loi texane sur l’avortement.

En septembre dernier, l’État du Texas a interdit l’avortement après six semaines de grossesse — ou lorsque l’activité cardiaque est détectée —, aucune exception faite pour le viol et l’inceste, et très peu pour des raisons médicales. La loi, qui a fait couler beaucoup d’encre, autorise également les citoyens de poursuivre les prestataires de ces services, ainsi que toute personne qui aide une femme à obtenir un avortement, pour 10 000 $ et plus.

Sur scène, Billie Eilish n’a pas mâché ses mots. « Quand ils ont fait de cette m*rde une loi, j’ai failli ne pas vouloir faire le spectacle parce que je voulais punir ce p*tain d’endroit pour avoir permis que cela se produise ici, a-t-elle fulminé, avant d’interpeller ses fans. Je me suis souvenu que c’est vous qui êtes les victimes, et que vous méritez tout ce qu’il y a de mieux. Et nous devons leur dire de fermer leur gueule. »

Billie Eilish n’est pas la première personnalité publique à se prononcer publiquement contre la loi texane. Les actrices Reese Witherspoon et Eva Longoria Baston, ainsi que la chanteuse P!nk, pour ne nommer que celles-là, se sont toutes levées au nom des droits des femmes texanes.