(Toronto) Le chanteur des Barenaked Ladies, Ed Robertson, affirme que la pause forcée provoquée par la pandémie de COVID-19 a été une « bénédiction déguisée » pour son groupe.

David Friend La Presse Canadienne

L’année dernière, la formation était à mi-chemin de l’enregistrement d’un nouvel album au chalet d’Ed Robertson près de Peterborough, en Ontario, lorsqu’une brève pause pour les vacances de mars s’est transformée en un long confinement.

Il a fallu des mois avant que les Barenaked Ladies se retrouvent dans un studio d’enregistrement de Toronto pour terminer ce qui est devenu Detour de Force, leur 16e album studio, sorti vendredi dernier.

Le bouleversement a contribué à inspirer un son pop politiquement tranchant qui, selon Ed Robertson, reflète notre époque turbulente.

Plusieurs chansons plongent dans des sujets lourds avec une pincée de l’humour léger du groupe.

Ed Robertson dit que les paroles racontent la crise climatique, une rencontre avec un adepte de la théorie de la Terre plate et les théories du complot dans lesquelles il a vu les gens tomber alors qu’ils passaient plus de temps en ligne.

« Cette merveilleuse technologie, qui devrait nous unir et nous éclairer, nous déchire », a-t-il déclaré.

« Les gens […] ne font plus confiance aux faits et c’est assez dangereux. Nous l’avons vu pendant cette pandémie. Les gens ne pouvaient même pas se prononcer sur une vérité objective. Ils ne faisaient pas confiance aux experts de la santé, ils ne faisaient pas confiance aux scientifiques. »