Pour ce deuxième mini-album depuis le début de la crise sanitaire, Half Moon Run prend une tangente plus épurée qui réaffirme tout le talent qui bouillonne chez le trio montréalais.

Marissa Groguhé
Marissa Groguhé La Presse

Inwards & Onwards est leur première parution entièrement autoproduite ; Devon Portielje, Dylan Phillips et Conner Molander démontrent jusqu’à quel point ils maîtrisent leur art. Le résultat, six chansons pour un total de 19 minutes, témoigne d’une évolution croissante pour le meilleur.

Permettons-nous de faire appel à ce cliché que Half Moon Run nous sert sur un plateau d’argent : en allant puiser à l’intérieur (inward), dans leurs propres ressources, par une exploration savante de leurs capacités de musiciens, le trio innove, progresse et va de l’avant (onward).

La stagnation n’a jamais fait partie du vocabulaire de Half Moon Run. Cette fois, c’est par des arrangements et une production bien moins chargés qu’il y parvient. Une limpidité très appréciable s’en dégage. Les harmonies, marque de commerce omniprésente, jamais surexploitée, sont impeccables.

Enfin, la poésie de Devon Portielje ne déçoit jamais. La pièce d’ouverture, How Come My Body, est un savant empilage de questions rhétoriques qui affirment la rupture. L’amusante ironie de Fxgiving, l’atmosphère feutrée de Nosebleeds (et l’harmonica !), la douce mélancolie de Tiny (notre préférée), le crescendo et la finale explosive d’It’s True… Sans tout à fait se compléter, les morceaux d’Inwards & Onwards sont tous ravissants. Une autre prouesse.

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Inwards & Onwards

Alternatif

Inwards & Onwards

Half Moon Run

Crystal Math