Il est difficile de faire une critique d’album proprement dite de Convocations. Les 49 chansons divisées en 5 chapitres durent plus de deux heures et demie. Sufjan Stevens médite sur le sentiment d’isolement de la dernière année et sur la mort de son père.

Émilie Côté
Émilie Côté La Presse

Nous sommes loin de son album de chansons Carrie & Lowell, paru en 2015, inspiré par le deuil de sa mère. Nous sommes plus près d’Aporia, sorti au printemps 2020, et fait en collaboration avec son beau-père Lowell Brams.

Convocations est ambitieux comme l’était le premier coffret de Noël de Sufjan Stevens. Il comprend le même nombre de volumes, mais la comparaison s’arrête là. Tout est instrumental et très expérimental. On évoque néanmoins un cycle d’émotions avec les titres des cinq parties qui vont comme suit : Méditation, Lamentation, Révélation, Célébration et Incantation.

L’ensemble est plutôt dense et difficile d’approche. On s’attendait à plus de relief, voire à un crescendo… Du moins à un certain contentement en fin de parcours. Au bout du compte, l’ensemble est plutôt sombre et linéaire.

C’est assurément à prendre ou à laisser, mais encore faut-il trouver le bon contexte d’écoute. En marchant ? En méditant ? Au spa ?

À vous de juger.

L’album est en ligne ici.

IMAGE FOURNIE PAR ASTHMATIC KITTY RECORDS

Convocations

Musique instrumentale
Convocations
Sufjan Stevens
Asthmatic Kitty Records