Les femmes qui font du pop-rock alternatif sont rares par les temps musicaux qui courent. On peut compter sur la présence de Soccer Mommy et de Phoebe Bridgers, mais nous sommes loin de l’époque où les Alanis Morissette et Joan Osbourne dominaient les palmarès.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

On ne vous apprend rien ici, mais l’électro et le R&B ont pris le dessus sur le pop-rock. À notre grand bonheur et immense satisfaction, Little Oblivions, nouvel album de Julien Baker, nous rappelle la pop des années 1990 marquée par la colère intérieure du grunge.

Qui est Julien Baker ? Une autrice-compositrice-interprète de Memphis âgée de 25 ans. Elle fait aussi partie du « supergroupe » Boygenius, avec Phoebe Bridgers et Lucy Dacus.

Little Oblivions, son troisième album, lui a permis de guérir des blessures du passé. De la force et du salut émanent de ses mélodies prenantes. Dans ses textes, il est question de foi et du poids du passé. D’une femme qui veut s’affranchir de la période de sa vie où elle était écorchée vive.

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Little Oblivions, de Julien Baker

Le réalisateur Calvin Lauber a su trouver le juste équilibre entre la pop et le rock. Des pièces comme Hardline, Repeat, Heatwave et Ringside prennent leur envol avec une intensité en crescendo. L’intro à la guitare de Favor rappelle Elliott Smith. Song in E, ballade piano et voix, se détache aussi du lot.

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Il n’en demeure pas moins que Little Oblivions est bon du début à la fin. L’album s’avère un sérieux candidat aux palmarès de fin d’année.

★★★★

Pop-rock alternatif
Little Oblivions
Julien Baker
Matador Records