Gaslighter est le huitième album du groupe qui s’appelait avant The Dixie Chicks.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

Il faut désormais appeler le trio The Chicks, ce qui enlève toute connotation sudiste à son nom, mais qui n’est pas trop dans l’air féministe du temps.

Mais bon, revenons-en à l’essentiel… Les chansons de Gaslighter sont-elles bonnes ?

D’une écoute à l’autre, elles ne gagnent malheureusement pas en saveur. C’est de la pop prévisible et même décevante pour un groupe qui fait son grand retour après 14 ans d’absence.

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Même les mélodies des pièces épurées et acoustiques manquent de mordant. Résultat : on ne parvient pas à croquer pleinement dans les chansons.

Heureusement qu’il y a la voix de la chanteuse principale, Natalie Maines, pour nous remuer quelques cordes sensibles.

March March s’avère la chanson la plus engagée de l’album. Avec la pandémie et les tensions sociales qui secouent les États-Unis, on s’attendait toutefois à plus du trio de femmes qui avaient osé dénoncer la décision de l’ancien président des États-Unis George W. Bush d’intervenir en Irak.

IMAGE TIRÉE DE L'INTERNET

Gaslighter, de The Chicks

Natalie Maines fait surtout référence à son divorce douloureux (avec l’acteur Adrian Pasdar, de la série Heroes).

Or, la musique n’a pas l’effet coup de poing de ses textes.

★★½

Pop. Gaslighter. The Chicks. Sony.