Cindy Bédard propose dans son troisième album un country-folk lumineux et élégant. Coréalisé par Rob Heaney et le vétéran Rick Hayworth, qui y joue aussi d’à peu près tous les types de guitare possible, Après l’orage distille autant de douceur et que de caractère, autant de joie que de sensibilité.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

Les thèmes sont simples — les différentes étapes de la relation amoureuse y sont déclinées, de la montée du désir à la peine de la séparation, mais sans jamais tomber dans l’eau de rose —, les mélodies sont accrocheuses, et la voix est riche et enveloppante avec juste ce qu’il faut de piquant.

Cindy Bédard chante un country-folk à la fois classique et complètement moderne, et le fait qu’elle écrive plus de la moitié des chansons (6 sur 11), texte et musique, n’y est certainement pas étranger. Ainsi, Que passent les vents est une parfaite ballade country, Mon chum est mélancolique et remplie de nuances, Té juste pas là, vraiment triste et Plexus solaire, très sensuelle.

Extrait de Que passent les vents

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Pour les autres pièces, la chanteuse est allée du côté d’auteurs-compositeurs de qualité : Daniel Bélanger, Paul Daraîche, Luc De Larochellière et Andrea Lindsay ainsi qu’une collaboration vraiment réjouissante avec Eloi Painchaud sur T’as jamais rien compris à la musique country, et offre en prime un duo avec Sam Tucker pour une reprise très sexy d’Essence de Lucinda Williams.

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Après l’orage

Bref, beaucoup de goût et de classe pour un album franchement réussi, qu’on aura envie d’écouter encore cet été, le soir autour du feu sous une pluie d’étoiles filantes, quand la pandémie de COVID-19 ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

★★★½

Après l’orage, Cindy Bédard, Audiogram.