« Pour qu’un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s’épousent-ils pas ? », demande une célèbre chanson. La rencontre entre les univers a priori discordants de Daphnée Brissette et de Guillaume Chiasson répond par l’affirmative.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Leurs projets respectifs, le collectif aux forts relents bluegrass Canailles et le duo rock garage Ponctuation, ont été mis en veilleuse. Voilà donc que la chanteuse et le guitariste noyautent Bon Enfant, un projet de facture pop-rock seventies, mais pas quétaine pour deux sous. Les musiciens Étienne Côté (batterie), Alex Burger (basse très groovy) et Mélissa Fortin, qui dissémine une bonne dose de claviers — avec Tonio Morin-Vargas sur l’album —, complètent le « super groupe ».

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Tout de suite, le charme opère, surtout grâce au maillage de la voix éraillée et sans pareille de Daphnée Brissette, des harmonies vocales contagieuses et des arrangements racés, doux comme une première neige. De la pop, donc, mais aussi des touches de rock psychédélique, de prog, de blues, de western et de synthpop.

IMAGE FOURNIE PAR DUPRINCE

Bon Enfant, de Bon Enfant

Les textes, écrits dans un langage simple et courant, abordent l’angoisse, le rejet et le doute. « Mon équipe fait plus la fête, toute seule de ma gang avec mon air bête, mais moi je veux jouer encore, chus jamais tannée de me coucher tard. » Pour Bon Enfant, la nuit est jeune !

★★★★

Folk, Pop. Bon enfant. Bon enfant. Duprince.