Génie ou imposteur, ce Katerine ? Sempiternelle question qui se pose encore sur ce 11e album déjanté, politique, libidinal… La réponse ? Les 18 pièces électro-pop de ce grand cru nous dirigent vers la première hypothèse.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

La portion la plus jouissive survient en milieu de pistes. Il y a d’abord Duo, un trio – bien sûr – avec le musicien canadien Chilly Gonzales et la chanteuse belge Angèle. Une enlevante leçon sur le couple et la création musicale : « On a le même tempo mais pas le même pattern ».

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Sur la pièce suivante, le populaire et courageux rappeur parisien Lomepal se joint à Katerine, apôtre de la fluidité sexuelle, pour un désopilant pamphlet anti-homophobe. « 88 % des mecs (vivants) sont pédés », nous apprennent-ils. Même contestation par l’absurde sur l’antiraciste Blond – « Je n’ai jamais été contrôlé, parce que je suis blond » – découpé par la voix de Gérard Depardieu.

Il y a bien sûr le badinage habituel : une déclaration d’attirance de Léa Seydoux envers le chanteur, des digressions simili-pornos, des répétitions exagérément répétitives… Voilà une maigre contrepartie pour jouir du dadaïsme et du génie – voilà, c’est dit – de Katerine.

★★★★

Pop. Confessions. Philippe Katerine. Wagram.

PHOTO FOURNIE PAR WAGRAM

Confessions, de Philippe Katerine. Wagram.