Ce que peuvent faire un demi-siècle de vie et 20 ans de métier. En tout cas pour La Grande Sophie, qui préfère la bravade au bilan sur son huitième album studio, Cet instant.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

D’abord un piano, puis vite des toms de batterie qui dessinent des chevaux au galop vers un refrain électro-pop.

Une vie sonne la charge : « Ne soyons pas ordinaires ». Et pour faire différent, pourquoi ne pas troquer les guitares contre les claviers sur un album entier ?

La grande dame de Thionville « slamme » parfois (Tu ne me reconnais pas), rappe presque (Hier), s’abandonne souvent.

Et toujours cet instant à capturer : « on aurait pu entrer à deux au milieu dans cette carte postale », « hier, j’ai voulu rester », « tout part quelque part ».

IMAGE FOURNIE PAR POLYDOR

Cet instant, de La Grande Sophie

Mais « le temps ne nous a pas trahis », se console-t-elle sur la sublime Nous étions, emportée par des cordes cinématographiques.

Après un prenant Huis clos instrumental, La Grande Sophie nous quitte Sur la pointe des pieds, chanson a capella qui condense et résume la grâce d’une femme au sommet de son art.

★★★★

Pop/Chanson. Cet instant. La Grande Sophie. Polydor.